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Hauts-de-France

VIDÉO.Travailler à la ferme en échange du gite et du couvert, c’est possible dans les Hauts-de-France grâce au “woofing”

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Le Woofing (ou Wwoofing), c’est une pratique venue d’Angleterre. Être nourri et logé gratuitement contre de petites tâches au sein d’une exploitation agricole biologique. Un troc qui permet de voyager autrement, en France ou à l’étranger. 

Concept phare très en vogue depuis déjà plusieurs années, le WWOOFing vient de l’anglais “world wide opportunities on organic farms”, comprenez “offres d’emploi mondiales dans les fermes biologiques”. Basé sur un échange de service, il s’agit de travailler au sein d’une ferme biologique en échange du gîte et du couvert.

Aucun échange d’argent

Lia et Manuel, deux jeunes Allemands de 20 ans, parcourent l’Europe à pieds avec leur sac à dos. Une année de voyage qui a débuté en juillet dernier et pour lequel ils ont un petit budget : “Nous économisons pour tenir une année et pouvoir visiter le plus de pays possible“, précise Lia.

“Quand nous sommes arrivés à la ferme d’Hilbert, à Étaples, nous ne connaissions rien à la production de pommes mais en fait c’est très agréable de travailler dehors à la cueillette des fruits. Et aussi de partager les repas d’une famille française et de découvrir la région quand nous ne travaillons pas”, explique Manuel.

La ferme biologique d’Hilbert à Étaples adhére au réseau mondial du Wwoofing

Installés pour 15 jours dans la chambre d’amis, ils se sont engagés à travailler 20 heures par semaine chez Anne Lieven, productrice de fruit bio. En échange, elle les reçoit à sa table, mets à disposition des vélos pour leur permettre de visiter les environs. “Nous sommes allés voir la plage de Berck sur Mer, c’était vraiment magnifique“, s’enthousiasme Manuel. 

Il n’y a aucun objectif de rentabilité” précise Anne Lieven. “C’est un véritable coup de main, qui permet de ne plus travailler seule et d’assurer les pics d’activités comme ce mois çi, pour la cueillette des pommes. On partage de bons moments, au travail, à table, en famille avec mes 3 enfants aussi.” 20 variétés différentes de pommes, 2 000 arbres fruitiers et une récolte étalée sur 2 mois, le travail ne manque pas pour Anne : “Les woofers ne remplacent pas les travailleurs saisonniers, c’est un rythme différent, avec des profils différents.

 

Un voyage en immersion totale

Ce n’est pas un job d’été. Ce ne sont pas des vacances farniente, non plus. Les services demandés sont très variés, dépendant du type de ferme et de la saison. Il peut ainsi s’agir de cueillette de récoltes, de plantations et de divers travaux des champs, mais aussi de bricolage ou encore de soin des animaux.Outre les économies financières réalisées, le woofing permet de vivre en immersion totale, d’apprendre plus facilement une langue étrangère, de découvrir une région du monde inconnue, une nouvelle culture tout en bénéficiant de bonnes adresses mais également de vous former aux tâches agricoles. C’est d’ailleurs le but initial, du woofing, transmettre au grand public le savoir-faire utilisé au sein d’une ferme biologique.

Je ne connaissais rien à la production de fruits, j’ai appris ici les différentes variétés de pommes, appris des recettes de cuisine aussi” explique Lia. “L’apprentissage se fait rapidement pour tous les wwoofers venus à la ferme, nous adaptons le travail aux profils des personnes, leurs âges, leurs goûts. La langue n’est pas une barrière, nous avons reçu des Néerlandais, des Belges, des Français, des Norvégiens aussi“, précise Anne Lieven.

Comment faire ?

Même si il a été initié en Angleterre dans les années 70, c’est devenu un mouvement mondial aujourd’hui. Le site internet de l’association WWOOF recense tous les hôtes. Après une cotisation annuelle de 25€, vous pourrez choisir votre destination et il ne vous reste qu’à contacter la ferme susceptible de vous intéresser. Tout le monde n’a pas l’âme d’un bûcheron !

L’avantage c’est que l’on retrouve le principe partout dans le monde de l’Europe à l’Asie, en passant par l’Amérique et l’Océanie. En France, plus de 1 800 hôtes adhèrent à ce principe dont une quarantaine dans les Hauts-de-France. Pas toujours besoin de voyager loin pour découvrir le monde de la ferme !

Aprés la France, Lia et Manuel se dirigent vers l’Italie, histoire de passer l’hiver un peu plus au sud.





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