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une baisse brutale des température “pas si rare” mais qui pourrait faire des dégâts sur la végétation

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De 25°C à 5°C en moins d’une semaine, les différences de température sont frappantes dans la région, sans pour autant être exceptionnelles. Mais elles pourraient faire des dégâts sur la végétation.

Vous l’avez sans doute ressenti, il fait froid, voire très froid pour la saison dans les Hauts-de-France et plus généralement dans le quart nord-est de la France. Des températures basses d’autant plus saisissantes qu’elles arrivent après une vague de chaleur lors de laquelle les records sont tombés les uns après les autres les deux dernières journées du mois de mars.

Il faisait alors pratiquement 25°C dans plusieurs villes de la région : à Lille (23,8°C), Roubaix (24,5°C), Douai (24,1°C) et au Touquet (23,1°C), la situation était inconnue depuis 1968. À Saint-Quentin, dans l’Aisne, les records de 1955 ont été battus.

Une chute brutale des températures

Depuis le lundi 5 avril, les températures ont considérablement baissé et environnent les 5°C. Une situation qui était prévue par les modèles météo depuis plus d’une semaine. “La température ressentie s’est nettement refroidie dans les Hauts-de-France en raison de l’arrivée d’une masse d’air d’origine arctique, beaucoup plus froide, et qui s’accompagne d’un renforcement du vent. Ce sera encore pire mardi 6 avril”, juge Gaétan Heymes, météorologue à Météo France. 

“L’air chaud qui venait d’Afrique s’en est allé et les anticyclones se sont décalés. En conséquence, nous avons perdu plus de 20°C en à peine une semaine”, confirme Patrick Marlière, météorologue à Agate France. L’expert relativise le phénomène, “pas si rare” selon lui. “La situation actuelle confirme ce que l’adage populaire « en avril, ne te découvre pas d’un fil » répète depuis plusieurs générations”, remarque-t-il. Quant à la question, que lui-même se pose, : “cela est-il dû au réchauffement climatique ?”, il est trop tôt pour pouvoir trancher. 

La région protégée… par le vent et les nuages

En tout cas, la chute des températures va concerner toute la France dans les jours à venir, provoquant du gel par endroits. Dans la région, le Nord Pas-de-Calais ainsi que la Picardie maritime seront cependant moins touchés que l’Oise et l’Aisne. “On observe un dégradé de températures, aux alentours de 1°C tout près des côtes, et plus on avance dans les terres, plus ça descend, jusqu’à -3°C  dans le sud de la Picardie“, explique Serge Zaka, docteur en agroclimatologie chez ITK et administrateur de l’association Info Climat.

Des températures qui restent tout de même plus élevées que dans les régions voisines ou celles du centre de la France. “Ce qui protège la région, c’est le vent marin venant du nord, qui amène un peu de douceur et évite de trop baisser en température, et également la couverture nuageuse, qui agit comme un couvercle sur une casserole en empêchant la chaleur de remonter.

Des conséquences sur la végétation

Cette chute brutale de températures pourrait néanmoins avoir des conséquences sur les jardins, les potagers, et l’arboriculture. “Quand il est fermé, le bourgeon peut résister à des températures allant jusqu’à -20°C, parce qu’à l’intérieur, il y a des tissus qui protègent la future fleur, explique Serge Zaka, mais une fois qu’il s’ouvre, les futures fleurs et feuilles sont exposées à l’air libre et subissent les aléas du climat.” Or, une grande partie des bourgeons des plantes et arbres fruitiers ont déjà éclos, en raison de la douceur exceptionnelle de la semaine passée. “Une fois les bourgeons éclos, il suffit d’une heure à -1°C pour provoquer des dégâts sur la fleur. Et chaque fleur en moins, c’est un fruit en moins.”

Mauvaises nouvelles donc pour les producteurs de fruits et les jardiniers amateurs. En revanche, les cultures principales de la région, à savoir la pomme de terre, la betterave et les céréales, devraient moins souffrir de ce changement de températures. “Les céréales peuvent résister jusqu’à -6 ou -7°C”, rassure Serge Zaka. Pour les vignes du sud de l’Aisne, les dégâts pourraient être en revanche un peu plus importants. “Ce n’est pas au même niveau que les arbres fruitiers car dans les vignes, les bourgeons n’ont pas encore tous éclos, mais ceux qui ont déjà éclos subiront les conséquences.

Il faut s’attendre à de petites gelées matinales et à d’éventuelles faibles chutes de neige dès mardi 6 et mercredi 7 avril. Le week-end prochain sera beau mais les températures ne remonteront guère. La vague de froid devrait continuer de sévir jusqu’à la mi-avril, dans une moindre mesure. “Jusqu’au 15 avril, le mercure risque de dépasser difficilement les 10°C”, prévient Patrick Marlière. 





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