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un verre à bière contre une réserve naturelle ? C’est le pari fou que s’est lancé un Lillois



Un Lillois s’est lancé un défi singulier : avec le troc, échanger son verre à bière jusqu’à obtenir un terrain sur lequel il créerait une réserve naturelle. Un brin utopiste, le projet plaît et lui a déjà permis de remplacer le verre par un vélo de collection. 

« Le troc c’est le moyen que ce projet soit réalisable et de rassembler du monde« , s’enthousiasme Jan Vanhee. Depuis quelques années, il réfléchissait avec son ex-femme à acheter un terrain dans la région pour en faire une réserve naturelle. La vie les a éloignés, mais pas l’idée qui a continué de trotter dans sa tête. 

« J’ai entendu parler de ce Canadien qui était parti d’un trombone et qui avec un troc avait pu obtenir un terrain« , se rappelle-t-il. Il fait référence à l’histoire de Kyle MacDonald. En 2005, il avait réussi, après une série de trocs à obtenir une maison dans une ville canadienne en un an.

Parmi les échanges réalisés à partir du fameux trombone : un contrat avec une maison de disques pour enregistrer une maquette, un après-midi avec Alice Cooper, ou encore une boule à neige échangée contre un rôle dans un film.

Du troc pour une réserve naturelle 

Ces perspectives mettent des étoiles dans les yeux de Jan, mais son objectif final n’est pas personnel. « Le but n’est pas de créer de l’argent sur ce projet. Je suis très touché par l’émiettement de notre écosystème et la biodiversité qui nous entoure. J’aime ma région, mais malheureusement, quand on veut goûter à une nature préservée de l’homme, on ne trouve rien à proximité.« 

 

On a mis la main à la pâte pour détruire la nature pendant des siècles. Ça ne me choque pas qu’on doivent remettre la main à la pâte pour lui donner un coup de pouce et la restaurer.

Jan Vanhee


« Je pars du principe qu’il n’y a jamais trop de réserves naturelles. J’ai envie de créer cet espace où on rendrait ses droits à la nature. où on l’aiderait à se restaurer et dont on pourrait profiter avec pédagogie« , se projette-t-il. 

« Une fois que la nature sera en place, on ouvrira cette réserve mais en faisant attention de ne pas empiéter sur la nature, ne pas l’abîmer. » prévient le troqueur. « On en fera le moins possible : on laissera les arbres tomber, les plantes pourrir, et les insectes et petits rongeurs revenir.« 

En plus de ce terrain transformé en réserve naturelle, Jan Vanhee veut ajouter une micro-ferme en permacutlure pour que des personnes, sur place, puissent veiller aux accès à la réserve. Elle permettrait aussi de soutenir la production locale. 

Parce que le « troc est gagnant-gagnant« , le Lillois a voulu donner la possibilité aux troqueurs d’accéder à vie à cette future micro-ferme : « On n’a pas tous la chance d’avoir une maison de campagne ou de famille. Je trouvais que c’était un super-moyen d’investir les gens au-delà du troc, pour créer du lien et une communauté qui puisse gérer cette réserve.« 

Du verre à bière au vélo de collection Peugeot

Si le Canadien a opté pour un trombone, Jan Vanhee a préféré troquer un verre à bière. « Je l’ai acheté, il y a des années, à 1 euro. Mon meilleur ami me l’a échangé contre une figurine Star Wars de collection.« 

Le défi est lancé mais le troqueur est surtout contacté par des fans de Star Wars. « J’avais peur de m’enfermer dans cet univers, j’ai préféré attendre de nouvelles propositions.« 

 

Je trouve ça assez plaisant de voir tout ce que l’on peut faire lorsqu’on enlève l’argent de l’équation.

Jan Vanhee

Contacté via des groupes Facebook de troc, par Instagram ou par messenger, sa patience porte ses fruits : « Un homme me dit qu’il possède un vélo de collection des années 1950. Il m’explique qu’il n’arrive pas à s’en séparer car il a une valeur sentimentale. Ce n’est qu’une fois l’échange fait, qu’il m’explique qu’il n’aime pas Star Wars. Mais le projet lui a plu et il a voulu que le don de son vélo soit utile.« 

 

Désormais en possesion de ce vélo, Jan Vanhee réfléchit : « Certains me proposent des imprimantes, mais je ne pense pas que ce soit assez parlant pour continuer. » Il est plutôt séduit par des propositions d’instruments de musique : « Une fille serait intéressée pour échanger le vélo contre un violoncelle, ce qui permettrait à la chaîne de continuer de grimper.« 

Au-delà des échanges matériels, de nombreux internautes se sont manifestés pour lui proposer des conseils, leurs expertises une fois la réserve achetée. « Je ne suis pas expert et je trouve ça génial de rester à sa place. Donc si tu as des connaissances sur la permaculture, sur la renaturalisation d’un milieu, sur l’accueil d’enfants dans un cadre pédagogique, ou autres, tu es le bienvenu !« , lance-t-il. 

Violoncelle ? Imprimante ? Ou peut-être boule à neige ? Le mystère reste entier sur les objets qui aideront le Lillois à acheter ce terrain, mais la chaîne du troc est belle et bien lancée. 

 



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