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Hauts-de-France

un arrêté interdisant aux mineurs la détention de protoxyde d’azote (gaz hilarant) en préparation à Beauvais

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La consommation de protoxyde d’azote sous forme de gaz hilarant est devenue un problème de santé publique. Pour lutter contre cet usage détourné et dangereux pour la santé, la mairie Beauvais (Oise) prendra un arrêté dans les jours qui viennent pour en interdire la détention par les mineurs.

 

“Depuis quelques mois, des cartouches en acier contenant du protoxyde d’azote (à l’origine dédiées à la confection de crème chantilly ou de mousse avec un siphon) jonchent les trottoirs de Beauvais.” C’est par ces mots, que débute le communiqué transmis à nos services par la mairie de Beauvais. Passé des cuisines et des siphons de chantilly aux mains de mineurs qui l’utilisent comme gaz hilarant, la consommation de protoxyde d’azote inquiète depuis plusieurs années les pouvoirs publics.

C’est pourquoi, la commune menée par Caroline Cayeux a annoncé qu’elle comptait emboîter, dans les prochains jours, le pas de nombreuses autres. Et notamment celui de Pont-Sainte-Maxence qui fut la première commune picarde à encadrer l’utilisation de ce gaz.

 

Des conséquences parfois irréversibles

Cette décision qui interdira la détention par les mineurs de protoxyde d’azote sera accompagnée d’un projet plus global de prévention et de sensibilisation. L’utilisation de ce gaz comme gaz hilarant peut avoir de graves répercussions sur la santé. En remplaçant l’oxygène dans le sang, le protoxyde d’azote empêche une bonne oxygénation de l’organisme, et notamment du cerveau.

Outre les nausées et les maux de têtes, les risques immédiats encourus listées par les autorités sanitaires vont des brûlures par le froid à l’expulsion du gaz, aux pertes de connaissance en passant par des asphyxies par manque d’oxygène… Une utilisation régulière ou à forte dose peut aller jusqu’à entraîner “atteinte de la moelle épinière, carence en vitamine B12, anémie, troubles psychiques”.

Son utilisation est d’autant plus dramatique couplée à d’autres substances comme c’est régulièrement le cas lors d’événements festifs. “Certaines personnes le prennent avec d’autres produits, par exemple de l’alcool. Cela peut entraîner des réactions un peu imprévisibles, notamment des décès”, confirmait Alain Dervaux, professeur en psychiatrie-addictologie au CHU d’Amiens, interrogé sur le sujet en juin dernier.

 

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