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Hauts-de-France

Sauveteurs en mer : les anges gardiens des plages prêts pour un été… inédit

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À la SNSM, on se prépare depuis trois mois comme si la saison estivale allait se dérouler normalement. De juin à septembre, des dizaines de milliers de personnes vont profiter des plages de la côte picarde. Mais de Mers-les-Bains à Quend-Plage, de Cayeux-sur-Mer à Fort-Mahon, les vacances sur le sable ou sur les galets seront malgré tout inédites. 

Le travail au soleil des sauveteurs sera le même que chaque année : efficace et rigoureux. “Si les plages sont accessibles cet été et si les contraintes de déplacement à plus de 100 kilomètres sont toujours en vigueur, nous attendons une forte fréquentation de nos plages par beaucoup de Picards” alerte Julien Drelon, 35 ans, pompier professionnel à Abbeville et sauveteur SNSM depuis 6 ans. Quand le soleil picard tape fort, la fréquentation estivale peut dépasser les 30 000 personnes sur les plages soeurs de Fort-Mahon et de Quend-Plage.
 

Un littoral qui peut être dangereux

En 2014, un hélicoptère survolait les deux plages de Quend et Fort-Mahon par un bel après-midi de juillet. Il a comptabilisé plus de 40 000 personnes sur le sable et dans l’eau“, rappelle Julien, directeur adjoint de la SNSM de la Somme et chef de poste. Autant dire que la responsabilité des sauveteurs est énorme. “Le littoral picard recèle beaucoup de dangers spécifiques, comme lors des marées à fort coefficient, ou les bâches, un phénomène très dangereux et traître. Il cause parfois des drames, comme cette noyade l’été dernier.” Les bâches constituent en effet le danger majeur de la plage de Fort-Mahon, avec le risque d’encerclement par les eaux.

Chutes, malaises, piqûres, bobologie sont aussi les incidents classiques auxquels sont confrontés la centaine de sauveteurs en poste à Fort-Mahon, Quend-Plage, Cayeux-sur-Mer, Mers-les-Bains, Ault, Le Hourdel et Woignarue. “Nous formons nos sauveteurs secouristes pour toutes ces interventions et nous faisons aussi des stages de recyclage annuels (stages pratiques pour les sauveteurs déjà en poste, ndlr)” précise Julien Drelon.

Alain Baillet, le maire de Fort-Mahon, n’est pas trop inquiet, même s’il envisage la saison avec incertitude. La station balnéaire de 1 300 habitants en hiver accueille 30 000 personnes en été. “800 mètres de sable fin sont surveillés 7 jours sur 7 de 11 heures à 19 heures de début juin à mi-septembre. Nous attendons les sauveteurs de la SNSM début juin pour une saison qui va s’étaler sur 3 mois.” Pour un poste comme Fort-Mahon, il faut compter 11 sauveteurs au quotidien.

Encore quelques incertitudes

Du côté de Cayeux-sur-Mer, les 14 kilomètres de galets accueillent 15 000 personnes par jour. Jean-Paul Lecomte, le maire de la station aux cabines qui ressemblent à celles de Deauville, s’ inquiète “du manque de visibilité cet été pour les pêcheurs, promeneurs, kite-surfeurs et baigneurs. On ne sait pas comment va se passer la saison de juillet-août. Nous voulons nous organiser au mieux et accueilir sur les 500 mètres de notre plage surveillée les hommes et les femmes de la SNSM.”

En cette période particulière, la directrice de la SNSM Clémentine Armandé a tout envisagé. “Nos moyens seront les mêmes. Les sauveteurs seront plus d’une centaine encore cette saison ; ils sont Picards en grande majorité. Les moyens en matériel sont toujours conséquents. À Fort-Mahon, il y a des jet skis, des bateaux pneumatiques, des paddles…

L’organisation a donc été un peu chamboulée. “Nous envisageons le stage de recyclage un week-end de juin et le stage pour les nouveaux, le fameux stage mer, en septembre“. Cet été, les nouveaux pourront être présents sur les plages malgré cette formation incomplète. Ils devront être titulaires du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA), auront des responsabilités moindres et seront toujours accompagnés par les anciens.

Sur les plages, les gardiens de la vigie à la flamme verte font partie de la carte postale et du paysage estival comme les cerfs volants, les chars à voile, les châteaux de sable et les parasols… Ils seront là cette année encore, si les indicateurs d’ouverture des plages restent au vert.
 



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