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REPLAY. « L’engagement d’une vie », c’est quoi ? Réponses avec Enquêtes de région Grand Est


« Enquêtes de Région » s’intéresse aux parcours de Jean-Jacques Pagès, créateur d’octobasses; de Pierre-Edouard Bloch, fils du dernier empereur vietnamien; et de couples engagés dans le mariage. Voici trois raisons de voir « L’engagement d’une vie » à 23h05 ce 13 octobre 2021 sur France 3 Grand Est.

Le magazine de reportage Enquêtes de Région part à la rencontre de personnes investies d’une passion, d’une mission, d’un idéal. « L’engagement d’une vie » s’intéresse d’abord à Jean-Jacques Pagès, un luthier qui créé des ocotobasses, des contrebasses insolites et monumentales dont il n’existe que cinq exemplaires dans le monde. Le deuxième reportage se penche sur la vie de l’alsacien Patrick-Edouard Bloch qui est aussi le treizième et dernier fils de Bao Daï, le dernier empereur du Vietnam. Enfin, notre émission ouvre ses portes à des familles champardennaises qui ont choisi un engagement plus courant mais tout aussi exigeant : se marier et avoir des enfants. Voici au moins trois raisons pour lesquelles il faut regarder notre Enquêtes de Région spécial « L’engagement d’une vie » sur France 3 Grand Est.

1- S’engager, c’est relever des défis professionnels insolites et impossibles

Jean-Jacques Pagès est luthier à Mirecourt (Vosges). Né dans une famille d’artistes et de musiciens, il s’initie au violon à l’âge de 4 ans et demi, ce qui le conduit à la lutherie. En 2010, alors qu’il visite la Cité de la Musique de Paris avec ses élèves, il remarque une octobasse, une contrebasse rarissime et monumentale de 3,60 mètres de haut pesant 131 kilos. L’instrument est exposé là, car impraticable. En la voyant, Jean-Jacques Pagès est pris d’une idée folle : en fabriquer une, identique, avec l’objectif de la faire sonner. Sans le savoir, le luthier vient de mettre le doigt dans une aventure obsessionnelle qu’il poursuivra pendant des années.

L’octobasse est un instrument atypique présenté en 1849 par Jean-Baptiste Vuillaume, lui aussi luthier à Mirecourt. A l’occasion de l’exposition universelle de 1855, Berlioz en fait fabriquer trois de plus par Vuillaume. Le grand compositeur aura ces mots: « Cet instrument a des sons d’une puissance et d’une beauté remarquable, pleins, forts et sans rudesse. Tous les orchestres où le nombre des instruments s’élève à 150 devraient en avoir au moins trois. »

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Six mois après avoir émis le vœu de construire une octobasse, Jean-Jacques Pagès y parvient avec ses élèves. Et conformément à son souhait, l’instrument sonne. Pari réussi. La folle aventure aurait pu s’arrêter en 2013 quand le luthier prend sa retraite. Mais c’était sans compter l’orchestre symphonique de Montréal qui fait appel à lui pour obtenir une octobasse pour mener à bien un projet en lien avec Berlioz. L’imposant instrument de Mirecourt est livré en 2016. Un an plus tard, Jean-Jacques Pagès accepte la commande de deux nouvelles octobasses pour le même orchestre canadien.

Le défi passe à un niveau supérieur puisque cette fois, le chef d’orchestre Kent Nagano demande un instrument actualisé et modernisé qui s’adapte pleinement à un orchestre symphonique. Pour parvenir à ses fins, Jean-Jacques Pagès s’entoure d’une équipe technique : Philippe Jolly, horloger à la retraite, Aymeric Jolly, pro de l’électronique, et Michel Frechina, un des seuls artisans français capable de réaliser des cordes adaptées à l’objet. Pour la première fois en 150 ans d’existence, l’octobasse se voit améliorée par des équipement électroniques et informatiques. Après de longs mois de doutes, c’est non sans émotion que l’octobasse se mit à résonner avec ses améliorations modernes. En janvier 2020, elle prit son envol pour le canada. De cette aventure, Jean-Jacques Pagès dira: « C’était une aventure fabuleuse. Ça aura été un cadeau de la vie que de me voir confier ce genre de projet. Et puis surtout cette idée de faire réapparaitre cet instrument qui s’était endormi depuis 150 ans. C’est une aventure extraordinaire. »

2- S’engager, c’est porter et faire vivre une histoire familiale hors norme

Pour le Strasbourgeois Patrick-Edouard Bloch, engagement est synonyme de perpétuation de la mémoire de son père qui n’est autre que Bao Daï, le treizième et dernier empereur du Vietnam. Patrick-Edouard Bloch est le treizième et dernier fils d’un personnage historique a fortement marqué sa vie.

Il est assez insolite d’imaginer que le fils d’un empereur vietnamien puisse résider en Alsace. Et pourtant… Bao Daï est arrivé en France après sa destitution par la République du Vietnam. Le souverain exilé s’installe d’abord à Cannes, avec son épouse Nam Phuong. Le couple est de moins en moins soudé, et lors d’une partie de chasse en Alsace, Bao Daï s’entiche de Christiane Bloch Arcenac. Avec elle, il aura un fils : Patrick-Edouard Bloch. La famille s’installe alors à Erstein (Bas-Rhin). Le petit Patrick-Edouard a du mal à trouver sa place, il se sent isolé, on lui interdit d’avoir des amis et on lui demande de ne pas sortir de la maison. A l’école aussi le garçonnet se sent différent, à l’écart. Sans doute à cause d’un quotidien qui ne ressemble pas à celui de ses petits camarades. Quand on son père vient le chercher à la fin de la journée, il arrive en Cadillac ou en Limousine, un spectacle singulier et déroutant dans le petit village d’Ernstein.

S’il est le fils d’un ancien empereur vietnamien, Patrick-Edouard Bloch s’est toujours ressenti comme français et exprime à demi-mots son rapport compliqué au Vitenam: « Non, je ne pourrais pas dire que c’est mon pays. Je ny ai jamais été, je ne peux pas dire que c’est mon pays. Mon pays c’est la France. […] Je suis partagé. France…Vietnam…Vietnam je n’y ai jamais été, donc c’est un peu compliqué. » Un rapport d’autant plus complexe qu’il n’est pas le bienvenu dans le pays de son père où il aurait tant aimé se rendre: « Il y a quelques années, je voulais absolument aller au vietnam. On m’a dissuadé. […] Un ancien fils de monarque ne va pas en pays communiste. Vaut mieux pas. »

Tout au long de sa vie, Patrick-Edouard Bloch a vécu dans l’ombre de cette figure paternelle omniprésente qu’il appelait « majesté » et pas « papa ». Avec son père, il a notamment partagé une passion pour l’automobile et le goût des châteaux et des grandes demeures. Bao Daï est décédé à Paris en 1997 et depuis, Patrick-Edouard Bloch ne s’en cache pas: « Perpétuer la mémoire de mon père, c’est quelque chose de très important. » La présence de l’empereur se fait sentir jusque dans l’appartement décoré à la mémoire de Bao Daï que partage Patrick-Edouard avec son compagnon Eric. L’engagement d’une vie qu’Eric a également embrassé et qu’il résume ainsi: « Ça fait partie de nous. C’est un passé qui nous colle.« 

3- S’engager, c’est aussi fonder une famille et/ou se marier

Nous partons ainsi à la rencontre de Marie et Jacques Cicuto, mariés depuis 48 ans et à la tête d’une famille de cinq enfants et cinq petits-enfants. Pour Marie qui a toujours vécu dans une famille nombreuse, avoir des enfants représente une véritable richesse au point qu’elle a arrêter de travailler pour les élever. Si elle reconnaît avoir manqué d’une certaine vie sociale, elle ne regrette rien. Son mari Jacques partage cette joie d’avoir pu fonder une grande et belle famille. Il le dit lui-même : tout ce qu’il fait c’est pour ses enfants. La solidité de ce couple qui perdure est un exemple pour leurs enfants. Malgré tout, le chemin n’a pas toujours été rose, mais pour Jacques, l’amour durable nécessite que l’on se batte: « L’amour demande des efforts. On ne peut pas dire voilà je m’en vais. Non ça ne va pas, je reste, j’essaie de comprendre, j’essaie d’avancer, j’essaie de consolider.« 

Il y a ensuite Carine et Julien. En couple depuis seize ans, ces trentenaires ont mené un combat pour avoir des enfants. Après une première grossesse extra-utérine, Carine apprend qu’elle ne pourra être mère qu’à la condition d’avoir recours à la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Un choc pour elle qui rêve de maternité depuis longtemps. A l’issue d’un parcours médicalement difficile, le couple parvient à avoir trois enfants, dont des jumelles. Si la moitié des couples ayant recours à la PMA ne survit pas, pour Carine et Julien à l’inverse, l’épreuve n’a fait que les renforcer en tant que couple. A l’issue de l’expérience, une véritable notion d’équipe s’est installée au sein du duo. Désormais, ils songent au mariage pour que toute la famille puisse porter le même nom, mais pas d’urgence, car pour Carine « les enfants c’est le meilleur des engagements à vie.« 

Enfin, Enquêtes de Région part à la rencontre de David et Cynthia, un jeune couple fusionnel qui s’apprête à se marier. Ensemble depuis sept ans, ils font construire leur maison et envisagent d’avoir des enfants après le mariage.

 



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