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Hauts-de-France

Relégation de l’Amiens SC en Ligue 2 : le match se joue désormais sur le terrain judiciaire

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 “Décision-sanction injuste”, “Gâchis“, “Amiens lésé“: c’est par ces mots que Bernard Joannin, président de l’Amiens SC, a rappelé ce mardi 12 mai en conférence de presse son incompréhension face à la décision de reléguer le club en Ligue 2.

Le club picard, classé 19ème de Ligue 1 après la 28ème journée a été relégué le 30 avril dernier suite à une décision du conseil d’administration de la Ligue de Football Professionnel (LFP), après l’arrêt définitif de la saison 2019-2020. 
 

Bernard Joannin garde néanmoins l’espoir d’être entendu par les instances du football professionnel : “Il faut que Noël Le Graët, la Fédération Française de Football et la Ligue de Football Professionnel fassent preuve d’humanité et de solidarité. Ce que nous demandons, c’est l’annulation de la relégation en ligue 2“.

En attendant, le club va jouer une autre partie, mais cette fois sur le terrain judiciaire. Lors de cette conférence de presse, l’Amiens SC a annoncé que des recours venaient d’être déposés devant le tribunal Administratif de Paris : “Une requête en référé suspension avec une réponse rapide du tribunal et une autre sur le fond” a confirmé Me Christophe Bertrand, l’avocat du club spécialisé en droit du sport.
 

L’Union sacrée

Pendant la conférence de presse, une union sacrée a fait bloc autour de Bernard Joannin au stade de la Licorne. Brigitte Fouré, la maire d’Amiens et Alain Gest, le président de la Métropole, étaient à ses côtés afin de présenter le plan de bataille dans ce combat pour faire annuler la descente d’Amiens  en Ligue 2. Le président du club picard estime que “le football français dans son ensemble sortira grandi s’il se montre solidaire“.
 
En effet, si la  décision de relégation était confirmée, le préjudice financier serait énorme selon la direction du club, qui évalue le manque “entre 40 et 50 millions d’euros” notamment avec des droits TV qui seront moins importants que prévu. Sur le volet social, cette décision pourrait également provoquer des pertes d’emplois permanents et ponctuels (lors des matches à domicile, avec les agents de sécurité ou d’accueil, par exemple). 

La ville et la métropole évoquent aussi de lourds préjudices. Brigitte Fouré et Alain Gest ont rappelé les investissements réalisés pour le stade : la rénovation et la mise aux normes pour la Ligue 1 dépassent les 15 millions d’euros. De son côté, le président d’Amiens Métropole a réitéré sa volonté d’accompagner le club et de déposer des recours jusqu’au Conseil d’Etat. “Cette décision s’apparente à une loterie, elle est incohérente avec ce qu’il se passe dans les autres sports et les autres pays. La même décision aurait-elle été prise si d’autres clubs avaient été dans la situation amiénoise ?” s’interroge Alain Gest.
 

Alain Gest, président d'Amiens Métropole, était présent pour soutenir le club picard / © E. Montcho/FTV
Alain Gest, président d’Amiens Métropole, était présent pour soutenir le club picard / © E. Montcho/FTV

Luka Elsner, entraineur de l’équipe, rappelle que sur le plan sportif les “garçons étaient prêts à aller au combat” et qu’il croit à cette bataille “pour  le maintien sur le terrain” avant que la décision d’arrêter la compétition ne soit prise.
 

Des grands noms du football au chevet du club

Avec près de 18 000 signataires pour la pétition demandant le maintien de l’Amiens SC en Ligue 1, le club n’est pas le seul à livrer bataille. Des  supporters de poids du  milieu footballistique parmi lesquels Laurent Blanc, Gérard Houllier, Jean-Michel Larqué ou encore Antoine Kombouaré soutiennent l’action du club. De nombreux anciens entraîneurs ou joueurs du club ont également signé la pétition comme Denis Troch, Ludovic Batelli, David Vairelles ou encore Tanguy Ndombele.
 
Le club, qui milite pour une Ligue 1 à 22 équipes lors de la saison 2020-2021, pourrait être fixé sur son sort dès le 20 mai, lors de la prochaine assemblée de la Ligue de Football Professionnel. S’il n’obtient pas gain de cause, d’autres rendez-vous seront pris mais cette fois devant les tribunaux.
 
 



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