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pour les élèves du lycée agricole, notre assiette en 2050, c’est plus de légumes et moins de viande



Au Lycée agricole de Mirecourt, les élèves ont travaillé sur la composition de notre assiette en 2050 avec un postulat : nous nous nourrir sainement et durablement tout en préservant les sols.

Dans les Vosges, professeurs et élèves du lycée agricole de Mirecourt se projettent déjà en 2050 pour envisager l’agriculture de demain. Si nous voulons être plus respectueux envers les ressources naturelles, l’eau, la terre, la biodiversité, il faudra faire des choix. Et cela passe par notre façon de consommer et de produire.

En partant du constat scientifique qu’aujourd’hui, nous mangeons trois fois trop de sucre et deux fois trop de protéines, les élèves ont établi la composition de notre assiette 2050. Il faudra manger deux fois moins de viande, augmenter considérablement nos apports en légumineuses (quatre fois plus de lentilles, pois et haricots) et manger 30% plus de fruits et de légumes.  

« Aujourd’hui pour produire un kilogramme de viande de boeuf, il faut 8 kg de céréales. Cela crée un épuisement des sols et augmente l’émission de gaz à effet de serre. Il vaut mieux que les surfaces sont utilisées pour produire des cultures pour l’alimentation humaine et non pas animale« , explique Franck Sangouard, enseignant au lycée de Mirecourt. « Dans les Vosges, nous avons des immenses prairies, elles devront être entretenues par les filières d’ovins et de bovins. ça ne sera pas la fin de l’élevage en aucun cas« , précise l’enseignant. 

Viser l’autosuffisance

Manger de cette façon, bio et local, permettrait de devenir autosuffisant en nourriture, non seulement à l’échelle du département des Vosges, mais aussi à l’échelle de tout le continent de l’Europe. C’est l’étude scientifique  TYFA (Ten years for agroecologie in Europe) qui a envisagé ce scénario. Chiffres à l’appui les chercheurs viennent de prouver que c’est possible. L’Europe pourra nourrir la totalité de sa population sans être dépendante du reste du monde (c’est le cas aujourd’hui), et cela grâce à l’agriculture durable et locale.

Mais comment cela se passe en pratique ?

Sur le site expérimental de L’INRAE à Mirecourt, les chercheurs travaillent depuis 2015 sur un modèle de ferme autonome.

« Tout est produit sur place, uniquement avec les ressources dont on dispose« , affirme Amandine Durpois ingénieure d’études INRAE Mirecourt. « Si nous n’avons pas assez de nourriture produite dans la ferme pour nourrir les animaux, on se sépare d’une partie des bêtes. »

Un modèle en autonomie complète qui fonctionne! A la place du traditionnel blé, orge ou colza, les chercheurs ici ont planté une vingtaine de cultures. Des cultures pour certaines exotiques comme le chia, la cameline ou le carthame qui pourtant se plaisent bien dans les Vosges.

« On arrive à cultiver une grande diversité de culture qu’on n’aurait pas imaginé il y a 30-40 ans. On sort complètement des grandes cultures traditionnelles. On ne peut pas tout cultiver dans les Vosges, mais on peut cultiver beaucoup de choses qui permettent une autonomie alimentaire« , ajoute la jeune ingénieure.

Un changement d’habitudes à tous les niveaux

Manger mieux, local et bio, ce n’est clairement pas une priorité pour la majorité des consommateurs français.

« Aujourd’hui seulement 12% du budget des ménages est consacré à l’alimentation, alors qu’on met 16% en téléphonie« , précise Franck Sangouard qui est aussi directeur de la ferme de Braquemont. Dans cette ferme attachée au lycée agricole de Mirecourt, les procédés propres à une agriculture durable sont pratiqués depuis 25 ans.  

« Plus on a pris en compte l’environnement, plus on a arrêté les entrants, meilleur était notre revenu. Plus on travaille dans le sens de la nature, meilleur est notre revenu !  Ça, ça marche à tous les coups« , nous assure Franck Sangouard.

Selon les dernières études scientifiques, l’agriculture agro écologique permettrait de réduire de 40 % les émissions de CO2 par rapport à 2010.

Elle permettra d’emprisonner dans le sol 159 millions de tonnes de CO2 par an, sur 10 ans. En plus, elle nous offre une nourriture saine et une autonomie alimentaire totale. Mais de la fourche à la fourchette, tout est lié. Il suffit de faire les bons choix!

 



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