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Plus de 2 millions d’habitants ont reçu au moins une première injection du vaccin



Le plan de vaccination tourne à plein régime, du monde dans les centres qui font le plein, l’éligibilité étendue aux plus de 50 ans, une accélération des approvisionnements mais une défiance toujours vive envers AstraZeneca… On fait le point sur la vaccination dans les Hauts-de-France. 

La campagne de vaccination s’accélère. Ce lundi 10 mai, elle s’est ouverte aux plus de 50 ans sans condition. Une décision qui devrait permettre à la France de dépasser la barre des 20 millions de personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin à la mi-mai. 

Pour les plus de 18 ans, la vaccination sera autorisée dès ce mercredi mais cela dépendra des doses qu’il reste en fin de journée. Il faudra alors vous connecter sur Vite Ma Dose, Doctolib ou encore Santé.fr pour trouver des créneaux pour le lendemain uniquement. 

Dans les Hauts-de-France, les chiffres de la vaccination redonnent espoir. On fait le point. 

Où en est la vaccination dans la région ? 

D’après les derniers chiffres de l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France du 9 mai, 2.260.088 injections ont été réalisées dans la région et 1.577.738 habitants ont reçu au moins une dose de vaccin. En tout, 731.533 habitants des Hauts-de-France sont pleinement vaccinés selon les données de Santé publique France (c’est-à-dire qu’ils ont reçu deux injections, une injection par vaccin monodose ou une seule injection car ils ont déjà été déclarés positifs au Covid-19 auparavant).

Ainsi, à la vue des chiffres, on constate que la tendance vaccinale est à l’accélération. Du 1er au 8 mai seulement, plus de 168.000 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin dans les Hauts-de-France. À titre de comparaison, il aura fallu presque deux mois (du 27 décembre 2020 au 18 février 2021), pour atteindre ce chiffre. La preuve que malgré un faux départ, la vaccination rattrape son retard. 

Au mois d’avril, « le rythme de la vaccination a continué de s’accélérer avec 908.819 injections, contre 673.734 au mois de mars« , explique l’ARS. Lors de la dernière semaine d’avril, un nouveau record de vaccination a été battu avec 233.193 injections, « grâce à une activité continue 7j/7« , se réjouit l’agence. 

L’ARS assure que la vaccination va « continuer de s’accélérer au mois de mai avec la livraison de 1 005 480 vaccins Pfizer (893 880) et Moderna (111 600) programmée à date« . S’ajouteront ensuite « les livraisons de vaccins AstraZeneca et Janssen pour les professionnels de ville« .  

La vaccination par départements dans les Hauts-de-France

332 points de vaccination disponibles dans les Hauts-de-France

Dans les Hauts-de-France, pour permettre au plus de personnes de se faire vacciner, 332 points de vaccination sont actuellement disponibles d’après les données de Santé.fr, qui répertorie tous les endroits où il est possible de recevoir une injection. Plusieurs grandes villes françaises ont d’ailleurs ouvert des vaccinodromes, des centres de vaccination à grande échelle. À Lille, par exemple, le Zenith passera à 2000 injections quotidiennes à partir d’aujourd’hui. 

D’ailleurs, 22.300 doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNTech ont été allouées ce week-end aux centres de la région, « en plus des dotations hebdomadaires« , d’après l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France. 

Une accélération des approvisionnements

Pour Thierry Mraovic, médecin coordinateur au centre de vaccination Sportica, à Gravelines, « les doses pleuvent« . Ouvert du 7 au 9 mai, le centre a effectué 3077 injections de Pfizer. Sur les 441 flacons prévus, il n’en restait aucun à la fermeture hier soir. Les deux prochains week-ends risquent de voir affluer un grand nombre de personnes.

Il est fort à parier selon lui que le scénario se reproduise ce week-end. « On sait que le week-end prochain, on aura 450 flacons. Il y a une accélération de l’approvisionnement, constate le médecin. Au-delà de ça, l’ouverture des critères amène beaucoup plus de monde. Quand on ouvre les plages de rendez-vous, ils se remplissent en quelques heures, c’est impressionnant.« 

Charles Charani, médecin responsable de deux centres de vaccination à Wasquehal et Villeneuve d’Ascq (Nord), qui dépendent du CPTS La Marque, remarque également une « accélération évidente et flagrante de l’approvisionnement des doses et de la vaccination, due à l’abaissement de l’âge et l’assouplissement des critères d’éligibilité« . 

Il note aussi que les patients veulent « absolument se faire vacciner« . Les deux centres – qui sont de petites structures – ont déjà vacciné 22.000 personnes, soit 4000 patients par semaine. « On travaille en étroite collaboration avec les mairies qui sont aidantes, ajoute-t-il. Ils nous fournissent les salles de vaccination et le personnel municipal« . 

Les jeunes aussi sont de plus en plus nombreux à taper à la porte des centres de vaccination pour tenter de profiter des doses non utilisées, « Il y a beaucoup plus de jeunes, cette tendance est liée aux vacances, ils ont conscience que le passeport vaccinal va être mis en place et ils veulent partir« , analyse Charles Charani. 

AstraZeneca, toujours dans la ligne de mir des Français

Mais que l’on soit à Gravelines, Wasquehal ou Villeneuve d’Ascq, le constat de Thierry Mraovic et Charles Charani est clair : le vaccin AstraZeneca fait face à une importante défiance de la part des patients qu’ils rencontrent. « Les patients sont totalement exigeants et refusent AstraZeneca, explique le docteur Charani. Soit ils prennent rendez-vous puis ils ne viennent pas, soit ils viennent mais expliquent que malgré le fait d’avoir coché AstraZeneca sur internet, ils n’en veulent pas. » 

Depuis le début de la campagne vaccination, Charles Charani a compté l’administration de 1000 doses d’AstraZeneca. « Ça a été dur d’écouler les dernières doses disponibles mais le plus dur reste à venir« . En effet, d’ici peu, les patients qui se sont vus administrer une première injection du vaccin décrié reviendront pour la deuxième, et il a bien peur que certains la refusent. 

 





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