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Hauts-de-France

on se remet au jardinage le jour 1 du nouveau cycle et on vous explique pourquoi

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C’est un concept tout droit sorti de l’esprit fertile d’Eric Charton, jardinier de son état. L’automne est là, qui précède la période de repos des végétaux. Mais quand doit-on précisément attaquer les travaux automnaux du jardin ? La réponse est simple : au jour 1 du nouveau cycle.

Chaque année, c’est le fameux marronnier d’automne. Le jardinier amateur se demande quel est le moment le plus propice pour planter ses nouveaux arbres et débuter ses travaux saisonniers au jardin. Eric Charton, qui a plus d’un tour dans son sac, a mis fin à cette récurrente interrogation en inventant un concept simple comme bonjour. Il suffit d’observer. Là où d’autres experts vous parlent d’une fenêtre d’une vingtaine de jours entre le 25 octobre et le 15 novembre, Eric vous propose juste d’ouvrir vos yeux pour observer. 

Ce qu’il appelle “le jour 1” du nouveau cycle naturel, c’est tout bêtement le jour d’automne où tombent le plus grand nombre de feuilles des arbres. Facile à observer. 

Pourquoi les feuilles tombent ? 

Par pitié pour vous, nous allons directement à la version courte. Si vous souhaitez des explications plus sérieuses, cliquez ici, ou si vous souhaitez l’expliquer à vos enfants, cliquez là. Revenons à notre version courte. Lorsque la lumière du jour dure moins longtemps et que les températures commencent à baisser, l’arbre enclenche un processus de protection. Il chercher à réduire sa surface en contact avec le froid et sacrifie ses feuilles qui ne sont pas assez résistantes. Un processus chimique s’enclenche alors visant à isoler les feuilles du réseau interne de sève de l’arbre. Les feuilles, qui ne sont plus alimentées ne peuvent plus produire la photosynthèse et perdent leur couleur verte. Se révèlent alors les autres pigments qu’elles contiennent, camouflés jusqu’alors par la chlorophylle. C’est ainsi qu’elles virent aux jaunes, oranges rouges et pourpres qui enjolivent tant nos journées d’automne. Moins résistantes et désolidarisées du tronc par de minuscules bouchons, elles se laissent emporter au moindre coup de vent. 


Au boulot 

Pour cette recette d’automne, vous aurez besoin : 
– D’une bonne quantité de feuilles sèches
– Optionnel : de fumier ou de compost (préalablement vidé en trois 3*)
– D’un peu d’eau de récupération
– D’une bonne dose d’huile de coude, et d’une bêche, si votre terrain est argileux ou limoneux.
Et si possible, pensez à commander le soleil pour plus de plaisir.

Au boulot !

Au boulot !

© Eric Charton/FTV

Une fois que vous avez identifié ce “jour 1”, il va falloir retrousser ses manches

Etape 1 – Récoltez vos feuilles. Vous n’avez pas d’arbre dans votre jardin, qu’à cela ne tienne. Allez dans celui de votre voisin. Il n’en n’a pas non plus, rapprochez vous du service des espaces verts de votre commune. La matière n’est pas difficile à trouver en cette période. 

Dans votre jardin, plusieurs options s’offrent à vous. Vous pouvez choisir de les ramasser à l’ancienne avec votre rateau ramasse feuilles. Très bon exercice musculaire qui provoquera une bonne suée. Vous pouvez aussi le ramasser à l’aide de votre tondeuse avec casier, dont vous aurez réglé les roues au plus haut; les feuilles seront broyées mais ramassées. 

Etape 2 – Préparer (ou non) votre terrain destiné à votre potager. 

  •  Si votre sol est argileux ou limoneux, il faut le préparer en le bêchant. Mais attention ne retournez surtout pas complètement les mottes, basculez les simplement sur le côté. Voire si vous comptez planter des légumes fruits, vous pouvez ne pas bêcher du tout. Seul l’espace destiné à votre espace potée est à bêcher.
  •  Si votre sol est d’une autre nature, il n’y a rien à faire. 

Etape 3 – Si vous avez du fumier ou du compost, commencez par le ou les répartir sur votre sol. C’est très important car c’est le contact direct de ces matières avec le sol qui va provoquer la transformation en humus.

Etape 4 – Recouvrez ensuite cette couche de fumier ou de compost par une couche de feuilles.

Etape 5 – Si les feuilles sont trop sèches, vous pouvez les humidifier avec les fonds de vos bacs de stockage d’eau, cela évitera qu’elles ne s’envolent au premier coup de vent.

 
Etape 6 – Laisser reposer cinq mois durant. Au printemps, il ne restera plus qu’à planter vos jeunes pousses et semer vos graines.

Il existe des variantes à cette technique, la plus commune consiste à recouvrir d’une couche supplémentaire de tonte de gazon pour le côté croquant. La variante alsacienne consiste à rajouter un soupçon de broyat de géranium pour la touche colorée.

Les feuilles servent de couche de protection à votre potager pour passer l'hiver.

Les feuilles servent de couche de protection à votre potager pour passer l’hiver.

© Eric Charton / FTV


Quels sont les avantages d’une telle méthode ?

Si vous laissez votre sol de potager à nu, les pluies successives vont le destructurer, créer des rigoles, le tasser… Puis, malgré le froid, les mauvaises herbes vont gagner du terrain jusqu’à recouvrir tout votre terrain. Si au contraire, alors que le sol n’est pas encore refroidi par l’hiver, vous le recouvrez de feuilles mortes. Elles vont faire office de couverture chauffante. Elles vont le protéger contre la battance de la pluie. Les feuilles vont se gorger de l’eau de pluie et la restituer petit à petit, un peu comme une éponge. Et enfin, ce qui n’est pas négligeable, si vous avez à marcher sur votre terrain, les feuilles serviront de couche de protection contre la gadoue. Votre intérieur vous dira merci. 


Le jour 1, c’est aussi l’occasion de planter vos arbres

A compter de ce jour de pluie de feuilles, vous avez devant vous une fenêtre d’une quinzaine de jours pour planter vos arbres à racines nues. Le sol est encore chaud de l’été passé. Une fois votre arbre planté dans son trou, avec son petit mélange de terre et de terreau et sa grosse quantité d’eau, recouvrez le pied de terre, tassez bien et recouvrez le tout d’une bonne épaisseur de feuilles mortes. Cette plantation automnale aura plus de chance de voir ses radicelles se développer et résistera mieux que les plantations de printemps. Surtout si des épisodes de sècheresse suivent la plantation.

Vous avez un compostier- c’est ainsi qu’Eric désigner un composteur – vous devez le vider. Profiter de l’automne pour le faire. Retirez toute la partie haute pas du tout décomposée et réservez-la. Le gros tiers intermédiaire peut ensuite être étalé directement sur vos sols, il continuera à se décomposer pendant tout l’hiver. Enfin le tiers tout au fond peut être conservé dans des sacs ou des bacs : il servira de terreau au moment de vos plantations. Enfin redéposer le premier tiers au fond du compostier. Ainsi, le compostier en bois sera très peu rempli et pourra sécher durant l’hiver. Sa durée de vie en sera rallongée.

Nous ne finirons pas cet article sans le traditionnel faux dicton d’Eric – qui permettez-moi ce jugement de valeur – n’était pas des plus inspirés cette fois-ci ! “Le jardinier composteur qui fait des trous doit faire son comme bac”. Eric, si vous me lisez, promettez-moi un meilleur cru le mois prochain.



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