weighexperts.com
Image default

les Restos du Cœur lancent leur campagne d’hiver en pleine crise sanitaire et économique

Notez cet article



La 36ème campagne d’hiver des Restos du Coeur est officiellement lancée, dans un contexte de crise sanitaire et économique inédite. Dans le Nord, une augmentation de 20% du nombre de bénéficiaires a été enregistrée entre l’été 2019 et l’été 2020. Elle pourrait être encore plus importante cet hiver.

Ce mardi 24 novembre, les Restos du Cœur lancent à l’échelle nationale leur 36ème campagne d’hiver dans un contexte de crise sanitaire et économique inédite. En 2019, l’association créée par Coluche avait accueilli à l’échelle nationale 857 000 bénéficiaires. “Je pense que cette année on dépassera le million de personnes”, indique Patrice Blanc, président de l’association.
 
Dans le Nord, Thierry Sarrazin chapeaute 86 centres répartis entre la métropole lilloise, le douaisis et les weppes. Comme partout ailleurs, le référent départemental prédit une forte augmentation du nombre de bénéficiaires cet hiver. “On a noté une augmentation de 20% du nombre de bénéficiaires entre l’été 2019 et l’été 2020, soit 3500 familles, explique Thierry Sarrazin. On s’attend à la même augmentation cet hiver, voire un peu plus.”

Un public hétéroclite

 Et Thierry Sarrazin s’attend à accueillir un public différent. “Les personnes qui avaient des emplois précaires, des petits jobs… on va les voir arriver en novembre et décembre, prévient le référent nordiste de l’association. On redoute l’afflux de personnes accueillies…”

“Etudiant.es, jeunes, travailleurs avec des emplois précaires, une multitude de nouveaux publics ont désormais besoin aussi d’aide alimentaire. Un basculement dans la pauvreté qui risque d’être durable pour beaucoup.”

Publication des Restos du Cœur sur Facebook, mardi 24 novembre 2020

Au centre de distribution de Wazemmes, masques, blouses et distanciation

Le centre de distribution de Wazemmes s’est totalement réorganisé pour pouvoir accueillir les bénéficiaires en toute sécurité. D’ordinaire, ils sont accueillis deux fois par semaine mais l’option a été choisie de ne les faire venir qu’une fois pendant cette campagne d’hiver. “Ça permet de garantir la distanciation physique, d’éviter le brassage et de faire un circuit entrée / sortie sans trop stationner”, explique Jean Hazebroucq, responsable du centre des Restos dans le quartier.
 
Néanmoins, cette situation est pesante pour les bénévoles. “C’est moins convivial, il n’y a plus d’accueil avec le café et les viennoiseries…” regrette-t-il. “Mais on ne veut pas lâcher nos bénéficiaires, ils ont besoin de nous” renchérit Sophia Djeddi, bénévole équipée d’une blouse et d’un masque pour éviter tout risque de contamination.Ici, tous les bénévoles ont répondu présent pour le lancement de la campagne d’hiver. Et les bénéficiaires sont également au rendez-vous. “C’est très dur pour nous ce confinement, explique une bénéficiaire… Au moins ici on voit des gens, on sort…” 

La solidarité s’organise

Plusieurs initiatives fleurissent un peu partout dans le département pour venir en aide aux restos et s’inscrire ainsi dans la chaine de solidarité.

  • Il est tout d’abord possible de faire un don aux Restos (directement sur internet ou en envoyant un chèque au siège de Wattrelos). Le pourcentage des frais généraux s’élève à 8% à peine.
  • L’association est en recherche constante de bénévoles. Actuellement, l’antenne nordiste recherche plusieurs chauffeurs pour récolter les dons des grandes surfaces au siège de Wattrelos, plusieurs personnes pour participer aux sessions de distribution dans les différents centres d’Haubourdin et un développeur informatique au siège de l’association

  • Des initiatives individuelles voient également le jour. L’Hazebrouckois Nicolas Duquesne, à la tête d’une rôtisserie ambulante qui sillonne les marchés du département, s’est par exemple engagé à reverser un euro sur chaque poulet ou jambonneau acheté. Il met également à disposition de ses clients une tirelire pour faire un don à l’association.



Source link

A lire aussi

le débat du second tour à 18h sur France 3 Lorraine

adrien

Les contrôles renforcés contre le trafic de drogue sont-ils à l’origine des violences urbaines à Tourcoing ?

adrien

EXCLUSIVITÉ : Affaire Kulik – “Je ne peux pas retourner en prison”, déclare Willy Bardon

adrien

Déconfinement : les cinémas lorrains veulent sortir de l’obscurité

adrien

Auchan vend ses activités chinoises à Alibaba et quitte la Chine

adrien

pour les étudiants à la fac, “il y a une énorme anxiété qui s’installe jour après jour” selon une psychologue

adrien