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Les oiseaux disparaissent de la campagne lorraine, “c’est une hécatombe” selon la Ligue de protection des oiseaux

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C’est un constat relevé régulièrement par les chercheurs du CNRS dans les campagnes. La population des oiseaux est en chute libre. Moins 30% en trente ans. La Lorraine n’échappe pas à cette hécatombe. En cause selon les spécialistes de la LPO : l’agriculture intensive et les pesticides.

Entre 1989 et 2019, la population des oiseaux des villes et des champs en France a décliné de 30%. “C’est une hécatombe”, dit  Benoît Fontaine, qui coordonne le programme suivi temporel des oiseaux communs (STOC) joint par téléphone par France 3 Lorraine.

Les villes et les campagnes deviennent tristement silencieuses.

Benoît Fontaine

Les oiseaux des milieux agricoles désertent également les rues, parcs et jardin. Une situation que l’on retrouve en Lorraine.  “Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une vitesse vertigineuse”, explique Jean-Yves Moîtrot, vice-président de la LPO Grand-Est. “Chez les hirondelles, c’est 90% d’individus en moins, depuis 1970”

Disparition de certains oiseaux 

Ce déclin catastrophique, selon Benoît Fontaine, serait “largement dû aux pratiques agricoles. L’agrandissement des parcelles, surtout pour le maïs, est une des principales causes”.

En effet l’intensification des pratiques agricoles des dernières années explique que les milieux se dégradent de façon trop importante. “Les oiseaux n’auront plus de positions de repli, et nous sommes en train de vivre une catastrophe écologique”, explique Jean-Yves Moîtrot. Aujourd’hui, les études le montrent bien, la situation est inquiétante ,car “elle empêche le développement de la diversité de la structure paysagère”.

Proche d’une catastrophe écologique 

Moins d’hirondelles, mais on peut aussi évoquer moins de moineaux friquets ou d’alouettes des champs. Mais plus de pigeons ramiers, de geais des chênes ou de mésanges bleues.

On peut revenir en arrière, il est encore temps, “à condition de mettre en place une autre politique agricole. La nature ne demande que cela”, dit Benoît Fontaine.

Chaque fois qu’une espèce d’oiseau disparaît, c’est un peu l’humanité qui perd des plumes.

Allain Bougrain-Dubourg président de la LPO

Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Allain Bougrain-Dubourg, lundi 31 mai 2021 sur franceinfo, a réagi à l’alerte formulée par des scientifiques.
“L’agriculture n’est pas la seule responsable du déclin des populations d’oiseaux. Il y a aussi le réchauffement climatique, le béton et l’asphalte qui rongent une moyenne de 60.000 hectares par an”.

Les oiseaux sont d’excellents indicateurs de l’état de santé des écosystèmes. Et la situation n’est pas spécifique à la France.
“On constate la même chose dans tous les pays d’Europe”, explique Benoît Fontaine. “Les oiseaux souffrent de la disparition des insectes”. Les insecticides seraient neurotoxiques. Ils sont, selon les chercheurs, également impliqués dans le déclin des abeilles, et la raréfaction des insectes en général.

 





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