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Les Affranchis de Bridgestone luttent contre la fermeture programmée de l’usine



Quelque 50 salariés de Brigestone à Béthune ont décidé de s’unir pour contester l’accord signé jeudi 21 janvier par l’intersyndicale et la direction, qui prévoit la fermeture du site le 2 mai prochain, emportant 863 salariés. Leur avocat, Fiodor Rilov, s’explique.

Les Affranchis de Bridgestone. Voici le nom du collectif, constitué de quelque 50 salariés du site de Béthune, qui contestent le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), signé jeudi 21 janvier, par la direction de l’entreprise et l’intersyndicale et ne veulent en aucun cas la fermeture des locaux. Ils ont décidé de mandater un avocat en droit social, Fiodor Rilov, qui les a réunis ce jeudi à la maison des avocats de Béthune pour intenter deux actions en justice contre le numéro 1 mondial du pneu. Fiodor Rilov a répondu à nos questions.

Qui sont Les Affranchis de Bridgestone ? 

« Les salariés que je représente sont depuis le début sur une position qui est claire, précise, nette. Nous n’acceptons pas de perdre notre emploi. Vous ne pouvez pas compense le préjudice que nous allons subir parce que nous n’avons plus de salaire, que nos famille vont être impactées, que tout le bassin d’emploi va être sinistré à cause de cette décision. »

 

Pourquoi constestent-ils cet accord ?

« Cet accord entérine la fermeture de l’usine et les licenciements. La fermeture est scandaleuse et innacceptable compte tenu des profits colossau dégagés par l’entreprise. Tous ceux qui habitent dans ce bassin d’emploi déjà sinitstré trouvent que ce n’est pas possible de donner raison à ce groupe qui va démanteler l’industrie. »

Quelles sont les deux actions en justice intentées ?

« La première est devant le tribunal de Lille. La démarche c’est de garder leur emploi, faire en sorte que Bridgestone soit condamné à poursuivre sa productin à l’intérieur de l’usine de Béthune et tout ça sur le fondement d’un contrat, pas contesté par Bridgestone, entre Bridgestone France et Bridgestone Europe, qui prévoit la production de millions de pneus. Nous allons démontrer devant le tribunal que la manière dont Bridgestone cherche à stopper ce contrat est illégale. 

La deuxième est devant le tribunal de commerce d’Arras. On va demander qu’un administrateur provisoire vienne remplacer la direction française de Bridgestone, qui est en train d’accomplir une sorte d’hara-kiri, elle veut cesser sa propre activité, ce n’est pas normal. »

Quelle stratégie vont-ils adopter ?

« Si nous parvenons à obtenir du tribunal judiciaire une décision qui va contraindre Bridgestone à poursuivre ce contrat, il y aura une production massivement relancée à l’intérieur de l’usine. Il faudra des salariés pour produire les pneus et le plan de licenciement sera mis en échec. »

Quels sont les derniers recours ?

« Si nous ne parvenons pas à empêcher la fermeture de l’usine, si les salariés reçoivent cette lettre de licenciement, les personnes que je représente considèrent qu’il faudra agir pour licenciement abusif, car la justification économique du licenciement n’existe pas. »



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