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« le variant britannique sera majoritaire cette semaine dans le Nord », affirme le professeur Froguel



Alors que le variant britannique représente plus de 72% des tests positifs dans le Dunkerquois, le séquençage de tests positifs à Lille montre qu’il gagne du terrain dans tout le département. Selon le professeur Froguel, il sera majoritaire dans le Nord en fin de semaine.

Depuis quelques jours, toute l’attention est portée sur la situation sanitaire qui se dégrade de jours en jours à Dunkerque. Le taux d’incidence enregistré – 901 cas pour 100 000 habitants – est le plus élevé de France et tous les lits de réanimation de l’hôpital sont occupés par des patients Covid.

La menace vient du variant britannique, plus contagieux que la souche originelle du Covid-19, présent dans plus de 70% des cas positifs détectés sur le territoire. 

Alors que le ministre de la Santé Olivier Véran est attendu mercredi 23 février dans la ville pour décider des nouvelles restrictions à mettre en place, la situation sanitaire se dégrade dans le département. Philippe Froguel, professeur lillois, estime que « la vague du variant britannique déferle sur Lille », ajoutant qu’il sera « majoritaire cette semaine dans le Nord ».

Le variant anglais présent dans 40% des tests à Lille

Depuis trois semaines, le professeur lillois Philippe Froguel traque le variant britannique dans son laboratoire lillois, l’EGID (European Genomic Institute for Diabetes). Contrairement aux autres, il est pionnier dans ce qu’on appelle le séquençage : grâce à des milliers de processeurs, il peut savoir si tel ou tel test PCR positif est issu d’un variant en moins de trois jours, contre trois semaines ailleurs. 

Et les résultats ne sont pas bons. La semaine dernière, 24% des tests analysés étaient issus du variant britannique. Ce jour, le même variant a été détecté dans 40% des tests analysés.

Seule bonne nouvelle : la baisse du pourcentage de variant sud-africain dans les résultats de cette semaine, alors qu’il semblerait que le vaccin ne soit pas efficace face à cette forme du Covid-19.

Vers une saturation des hôpitaux début mars ?

Selon le professeur, Lille aurait « une semaine à quinze jours de retard sur la situation dunkerquoise ». Il estime que le variant britannique représentera plus de la moitié des tests positifs d’ici la fin de semaine dans la métropole lilloise. Or, Philippe Froguel l’affirme : « les hospitalisations commencent à augmenter quand le taux (de variant britannique) dépasse 50% ».

Alors que les hôpitaux sont d’ores et déjà sous tension, avec notamment une cinquantaine de transferts de patients en réanimation depuis Dunkerque vers d’autres villes du Nord et du Pas-de-Calais depuis début février, « on risque d’avoir une forte augmentation du nombre d’hospitalisations entre le 2 et le 10 mars », explique le professeur.

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