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Le rappeur amiénois Taï Z organise un “concert privé sauvage” à Paris pour faire la promotion de son nouveau projet

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A la veille de la sortie de son nouveau projet de 12 titres intitulé “L’Algorithme”, le rappeur Taï Z originaire d’Amiens a organisé un “concert privé sauvage” à Paris en plein confinement. Il avait prévenu d’office : le masque était obligatoire et le nombre d’invités limité. 

 

Le rendez-vous était donné à 15h devant le Louxor, célèbre cinéma au pied du métro Barbès à Paris. Le quartier est tellement bondé cette après-midi que le petit attroupement se remarque à peine. 

Le groupe se déplace ensuite vers les locaux de la maison de disque Because music, à quelques rues de là. Taï Z prévient : “on va faire un concert sauvage mais sans violence“. Il demande également à ce que tout le monde porte son masque et que les gestes barrières soient respectés. Discrètement, habillé de t-shirt floqués “stop au sexisme” et “stop au racisme, tout ce petit monde pénètre dans la cour de l’immeuble parisien – en plein air, donc.

Taï Z branche son enceinte, se saisit du micro et commence à rapper. Ses sons, tout le monde ici les connaît : ils sont sortis sur Youtube au cours des trois derniers mois, à raison d’un clip par semaine. 

Concert au balcon

Le lieu n’a pas été choisi au hasard. Y&W, le label qui s’occupe de Taï Z sur l’aspect artistique nous explique qu’il a des différends commerciaux avec Because Music, la structure qui se charge de la distribution des titres de Taï Z. L’artiste dit également qu’il a le sentiment d’être “négligé” par la maison de disque : “ils ne nous ont pas du tout aidé pour la promo du précédent projet”. 

Chez Because Music, on nous dira que “des désaccords financiers ou commerciaux, ça arrive souvent“, rappelant que “dans le cadre d’un contrat de distribution, la maison de disques n’a pas de rôle à jouer dans la promotion, les artistes s’en occupent de manière indépendante“. Et de conclure que la maison de disque n’est plus engagée avec l’Amiénois. 

Quoi qu’il en soit, sous leurs fenêtres, l’ambiance est bon enfant. Taï Z enchaîne les titres et le public est aux anges. Rapidement, des voisins, curieux, sortent la tête de la fenêtre, prennent des photos. Certains descendent même assister à ce showcase surprise, et admettent : “ça fait du bien, en ce moment !” D’autres ne sont pas si ravis. Un résident âgé, mécontent, interpelle le rappeur, et finit par partir. 

Perché en haut d’un escalier devant son public, Taï Z s’exclame “Ca faisait trop longtemps que j’avais pas fait de concert, ça m’avait manqué !” S’il n’appelle pas à la désobéissance civile ou au non-respect des règles, il estime qu’il est possible de réorganiser des concerts. “Bien sûr que c’est possible avec les bonnes mesures. On n’est pas là pour faire n’importe quoi, on le fait avec de bonnes intentions, assure-t-il. A partir du moment où on ne met personne en danger, je vois pas pourquoi il y aurait des problèmes. On a besoin de vivre notre passion, sans pour autant jouer les hors-la-loi.

Le concert a duré une quarantaine de minutes, et le groupe s’est dispersé dès la fin de l’événement.

Un confinement productif

Ultra-productif depuis le début de la crise sanitaire, Taï Z semble s’être confiné dans son studio. Après un passage au Printemps de Bourges virtuel et un clip très remarqué en hommage à George Floyd, il enchaîne les titres et les clips. 

 

Son nouveau projet, L’Algorithme, qui sort ce 9 avril sur les plateformes de streaming, est particulièrement engagé. “J’ai mûri, donc ma plume a mûri. A chaque fois que j’écris, je veux véhiculer des idées“, explique-t-il. Racisme, violences policières, réseaux sociaux : il aborde avec une plume aiguisée des thèmes qui font régulièrement l’actualité. “Le nom “algorithme” par exemple, il fait référence au nouveau cerveau des hommes. Ce sont les algorithmes qui réfléchissent à notre place, on en est de plus en plus dépendants, que ce soit Instagram ou Uber Eats qui sait d’avance ce qu’on veut manger. On ne fait plus d’efforts et ça nous rend faibles. Moi le premier, tous les jours, je me perds une heure ou deux sur Instagram. J’en suis victime aussi, de l’algorithme.

D’autant qu’il fait ce constat amer : en ces temps de confinement, la promotion de sa musique dépend justement de ce même algorithme. S’il tenait à limiter le nombre de personnes présentes, il espère que cette opération de promotion circulera, grâce au bouche à oreille et aux réseaux sociaux. 

 



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