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Hauts-de-France

le plan social proposé par AAA en discussion ce matin

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Ce vendredi 16 octobre, représentants du personnel et de la direction de l’entreprise AAA se réunissent pour décider de la signature d’un plan social controversé. Dans une lettre commune, trois élus des Hauts-de-France s’indignent de ce plan et appellent l’État à intervenir.

La situation se tend encore un peu plus, entre les salariés et la direction de l’entreprise Assistance aéronautique et aérospatiale (AAA) de Méaulte. Au matin de ce vendredi 16 octobre, une réunion se tient pour signer – ou non – le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) proposé par le sous-traitant de Stelia. Un plan social “délirant” pour Maître Ducrocq, avocat de la CFDT AAA.
 

“Aussi bas, c’est du jamais vu”

Dans le PSE posé ce vendredi sur la table, les salariés licenciés se voient proposer un congé de reclassement de six mois à 65 % du salaire. Un congé dont le but est de leur permettre de bénéficier d’actions de formation, entre autres. “Aussi bas, c’est du jamais vu !“, s’indigne l’avocat du syndicat majoritaire de l’entreprise. Avec ou sans le consentement des représentants du personnel, le PSE doit ensuite être transmis à la Direccte qui statuera sur l’homologation du plan.
 
Sur les sept sites que compte le constructeur aéronautique en France, 567 emplois doivent être supprimés, et le site samarien n’est pas épargné, loin de là. À de nombreuses reprises, les salariés ont fait entendre leur mécontentement par diverses actions et blocages menées sur le site de Méaulte, où se trouvent également l’usine Stelia et plusieurs autres sous-traitants.
 

L’État appelé en renfort

Dans une lettre ouverte, trois élus d’horizons habituellement opposés (François Ruffin, Xavier Bertrand et Stéphane Demilly) unissent leur voix pour appeler le ministère de l’Économie à prendre ses responsabilités et passer “de la parole aux actes“. Ils demandent à l’État, premier actionnaire d’Airbus, de négocier auprès de la direction de l’entreprise AAA l’équivalent d’un contrat de sécurisation, soit “12 mois de reclassement à 75 %“.
 

 
Depuis le début de la crise sanitaire, le secteur de l’aéronautique se trouve en grande difficulté. À commencer par Stelia, chez qui les cadences ont chuté drastiquement. Alors pour compenser cette baisse d’activité conséquente, l’entreprise a repris à sa charge ce qu’elle sous-traitait auparavant auprès des entreprises voisines – Figeac, Simra et AAA – condamnées à s’adapter ou sauter comme des fusibles.
 





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