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le festival Rues et Cie aura bien lieu ce week-end, mais en mode contraint pour cause de Covid


Pas de déambulation, pas de rassemblement, que des spectacles assis. Pour la première fois depuis 38 ans le festival de spectacles vivants « Rues et Cies »sera plus conventionnel. Un défi pour l’organisatrice Isabelle Sartori, qui espère que le public sera compréhensif et patient.

D’abord, il y a la joie pour Isabelle Sartori, en charge de l’organisation du Festival Rues et Cie pour la ville d’Epinal. La 38e édition aura bien lieu cette année, du vendredi 11 juin au dimanche 13 juin 2021. L’an dernier, elle avait dû l’annuler à contrecœur, à cause de la pandémie. Ce festival de spectacle vivant de rue est un incontournable dans la capitale vosgienne, depuis bientôt 38 ans. Il draine plus de 60.000 spectateurs venant de toute la région.

Des scènes fixes et des jauges limitées pour la 38 e édition

© Festival Rues et Cies

L’ADN du festival modifié

Mais au soulagement se mêle un très grand stress et des frustrations. En effet, la pandémie n’étant pas encore terminée, Isabelle Sartori a dû revoir toute l’organisation de A à Z,  pour répondre aux exigences sanitaire imposées par le gouvernement.

Toute la base a dû être modifiée. La rue, les scènes improvisés, l’interactivité des artistes avec le public… C’est l’ADN du festival Rues et Cies.

Isabelle Sartori, organisatrice du Festival « Rues et Cies »

A commencer par la base du festival : la déambulation !  

Impossible de laisser des centaines de spectateurs se toucher, pour suivre par exemple un piano ou un véhicule qui se promène dans la rue, comme c’était le cas sur les anciennes éditions. Impossible également de rassembler trop de gens autour d’un clown, ou d’une scène improvisée et fixe sur le pavé, car on ne peut contrôler qu’ils restent à bonne distance les uns des autres. Résultat, les spectateurs vont devoir rester assis.

Pour Isabelle Sartori, « c’est un peu toute la base, voire l’âme même du festival de rue qui a dû être modifiée. La rue, les scènes improvisées, la proximité et l’interactivité des artistes avec le public, c’est l’ADN du festival Rues et Cies« .

La déambulation et le contact direct avec le public, c'est l'ADN du festival selon l'organisatrice Isabelle Sartori

La déambulation et le contact direct avec le public, c’est l’ADN du festival selon l’organisatrice Isabelle Sartori

© Festival Rues et Cies

8 scènes au lieu de 20

La réorganisation est un véritable casse-tête pour l’organisatrice, qui a dû répertorier les lieux qui sont adaptés aux contraintes du Covid. Ainsi, à Epinal, seuls cinq sites pourront accueillir du public et offriront huit lieux de représentation au lieu de vingt habituellement. Autant dire qu’il est impossible de faire rentrer sur scène les 47 compagnies artistiques prévues à l’origine pour le festival I, et le festival Off.

Un crève-cœur pour l’organisatrice qui a dû renoncer à faire venir les troupes étrangères. Seuls les Batteurs de pavés, originaires de Suisse, pourront donc être présents, aux côtés des quinze compagnies françaises.

Mais outre l’organisation particulièrement compliquée, ce que redoute le plus Isabelle Sartori, c’est « de devoir jouer les trouble-fêtes« .

La Préfecture impose des jauges dans chaque lieu et une distance à respecter entre chaque groupe de personnes, en plus des masques. En clair, il n’y en aura pas pour tout le monde !  Difficile d’ailleurs de définir le nombre de places, elles sont conditionnées par la taille des familles et l’espacement nécessaire entre deux groupes.

Outre qu’il faudra sans doute refuser l’accès aux scènes dès que la jauge sera atteinte, il faudra également éviter que les gens ne s’agglutinent pour tenter de voir quand même le spectacle. Une situation qui la met mal à l’aise.  

« C’est tout l’inverse de l’état d’esprit du festival. » Afin de réguler cela, et pour la première fois depuis 27 ans qu’elle l’organise, Isabelle Sartori doit faire appel à des agents de la ville pour gérer la situation.

Il faudra de la patience

Vous vous demandez sans doute si cela vaut le coup d’y aller ?

Pour Isabelle Sartori la réponse est définitivement « Oui, mais il va falloir que « le public soit compréhensif et patient, et peut-être même accepter de ne pas  voir un spectacle, ou d’être heureux de n’en voir qu’un seul« . Car malgré toutes se contraintes, les artistes, eux, sont là et ont préparé depuis des semaines ou des mois de magnifiques spectacles, poétiques, émouvants, et qui font toujours un peu réfléchir.

Entre terre et ciel, danse de feu

Entre terre et ciel, danse de feu

© Festival Rues et Cies

Parmi les coups de cœur, Robert et moi viendra tirer la sonnette d’alarme avec de drôles de chansons pour éviter à tous le manque d’amour. Les batteurs de pavés, détourneront avec humour le célèbre Germinal de Zola , en rejouant les scènes de lutte des classes. Entre ciel et terre éblouira sans aucun doute le public avec son spectacle de danse de feu. Le programme est encore une fois riche et varié et peut se consulter en allant sur le site internet du festival « Rues et cies ».

Isabelle Sartori espère que chacun y trouvera son compte, et sa dose de joie et de bonne humeur. Elle rêve surtout d’un après Covid qui libérera à nouveau les artistes afin qu’ils reprennent possession de la rue, le plus tôt possible. Car elle prépare aussi deux autres grands festivals, celui de l’été avec ses petites scènes dans les rues d’Epinal, et les larmes du rire qui auront lieu normalement en octobre 2021.

 



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