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La success story d’Etienne d’Hautefeuille, cet ancien ingénieur qui produit du whisky et du gin made in Picardie



Il y a 8 ans, Etienne d’Hautefeuille, ingénieur, a quitté Paris pour reprendre la ferme familiale dans la Somme. Il y a installé une distillerie. Aujourd’hui, son gin et son whisky picards lui valent la médaille d’or du Concours général agricole.

Nous l’avions rencontré en 2018, à ses débuts… Quelques années (et bouteilles) plus tard, Etienne est toujours le même, le succès en plus !

« J’ai toujours été amateur de whisky et de gin. Whisky plutôt l’hiver et gin plutôt l’été… » C’est en reprenant la ferme familiale céréalière de Beaucourt-en-Santerre, dans la Somme, il y a 8 ans, qu’il s’est penché sur le sujet. À l’époque, il habite Paris et travaille dans la construction. Son voisin travaille à la maison du whisky et lui fait découvrir les nouveaux spiritueux. « Et il me dit… Tu sais Etienne, avec ce que tu as sur ta ferme, des céréales, de l’orge, tu pourrais faire du whisky ». La graine est plantée. C’est le début d’une grande aventure. 

Etienne s’est formé aux quatre coins de la France et en Europe. En Bretagne pour apprendre à malter (transformer l’orge en malt). En Charente pour apprendre à brasser et distiller. En Écosse et en Irlande pour découvrir différents types de distilleries. À Nancy pour en connaître davantage sur la brasserie et la malterie.

Toute sa famille l’a suivi dans la Somme. Marie-Astrid, sa femme, ne regrette pas Paris : « ce n’est pas de tout repos, mais on a la chance d’élever nos quatre enfants dans la nature et de faire des produits d’exception.« 

Pour produire son gin et son whisky, Etienne a choisi le circuit court : « pour le whisky c’est vraiment du champ à la bouteille. Les champs sur lesquels on cultive notre orge sont tout autour de la ferme. Et pour le gin, on a choisi de travailler avec des botaniques de la région. On a la chance d’avoir une belle région très riche. Ces baies de genévrier forment la colonne vertébrale de nos gins« , nous expliquait-il, à ses débuts, pointant ces petites billes violettes de la région.

La distribution de son gin a débuté en 2016. Il en écoule environ 7 000 bouteilles par an… Ce qui n’est pas le cas du whisky « un whisky a au moins trois ans de vieillissement sous bois. Et nous, du champ à la bouteille, automatiquement, on se rajoute au moins une année de période de végétation de l’orge. On sème l’orge au printemps. À la moisson, on la récolte et on la stocke dans nos silos. On la laisse reposer pendant au moins trois mois. Puis on malte, on brasse, on distille et on fait vieillir« .

Mais alors, est-ce que c’est rentable, tout ça ? Etienne a investi près d’un million d’euros. La première cuvée du Single Malt d’Hautefeuille a vu le jour en 2020. En mars dernier, il a reçu la médaille d’or du Concours général agricole qui récompense les meilleures innovations au salon de l’agriculture à Paris. Aujourd’hui, il produit 20 000 bouteilles par an et a embauché un salarié.

8 ans après le lancement, il n’a pas le même confort de vie que quand il était salarié ingénieur, mais il se dit content du chemin parcouru : « c’est des sacrifices, beaucoup de travail, mais j’ai choisi de m’investir à 200% dans un autre projet : donner de la pérennité à une propriété qui est dans la famille depuis 10 générations. Le jeu en valait la chandelle.« 



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