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Hauts-de-France

INFOGRAPHIES. Coronavirus : 4 décès en 24h dans les hôpitaux des Hauts-de-France, 24 nouvelles hospitalisations

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C’est le plus faible total depuis la mi-mars à l’exception du 9 mai dernier. 4 décès supplémentaires sont à déplorer ces dernières 24h dans les hôpitaux des Hauts-de-France, contre 7 jeudi. C’est le dernier bilan quotidien publié ce jeudi 21 mai par l’Agence régionale de Santé et Santé publique France. Il porte à 1668 le nombre de personnes décédées depuis le début de l’épidémie dans la région.
 
 Ce chiffre comptabilise uniquement les décès survenus dans les hôpitaux régionaux. Depuis le 31 mars, l’ARS ne communique plus le décompte des morts par lieu de résidence. Par souci d’harmonisation, elle renvoie vers le site gouvernemental Géodes (Santé publique France), qui comptabilise, lui, les décès survenus à l’hôpital, ce qui inclut aussi des patients domiciliés dans d’autres départements, voire d’autres régions.  

À ce bilan hospitalier, s’ajoutent 613 décès survenus dans les Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (Ehpad) des Hauts-de-France à la date du 12 mai.
 

On dénombre également 6 décès dans les autres établissements médico-sociaux (EMS) de la région.
 
Les décès du Covid-19 survenus au domicile ne sont pas comptabilisés. Leur nombre n’a pas encore été officiellement chiffré.
 

 

Patients hospitalisés, patients en réanimation

Le nombre de patients actuellement hospitalisés dans les Hauts-de-France pour Covid-19 continue de baisser. Il est désormais descendu à 1637 personnes, soit 4 de moins que jeudi.

Parmi eux, 161 sont actuellement pris en charge dans un service de réanimation ou de soins intensifs, soit 1 de plus que jeudi. 
 

Dans les Hauts-de-France, ce sont les hôpitaux du Nord qui accueillent le plus de patients en réanimation (77) devant ceux du Pas-de-Calais (41), de le Somme (15), de l’Aisne (14) et l’Oise (14).
 
24 nouveaux patients ont encore été hospitalisés pour Covid-19 ces dernières 24 heures (contre 22 jeudi). Quatre ont été nouvellement admis en réanimation. 
 
Dans le même temps, 31 personnes ont pu quitter l’hôpital et retourner à leur domicile après avoir été soignées pour le coronavirus (contre 44 jeudi).
 
Depuis le 1er mars, 5346 personnes hospitalisées dans les Hauts-de-France en raison du Covid-19 ont déjà pu regagner leur domicile.
 
  

Les Hauts-de-France en rouge

Le 7 mai, le ministre de la Santé Olivier Véran avait indiqué que la région des Hauts-de-France était en rouge, en vue du déconfinement entamé la semaine dernière.
   

Trois critères ont été pris en compte pour établir ce classement :

  • la circulation active du coronavirus (évaluée via le taux de passage aux urgences pour suspicion de Covid-19 sur les 7 derniers jours).
  • la tension hospitalière (nombre de patients en réanimation / capacité initiale en réanimation).  
  • le taux de couverture des besoins en tests.

  

Les chiffres nationaux

À l’échelle nationale, ce jeudi 21 mai, Santé publique France ne précise pas les données relatives à la mortalité. Elle indique que ces données seront actualisées lundi 25 mai. Ce jeudi on dénombrait désormais un total cumulé de 28 215 décès. 
 

17 383 personnes sont actuellement hospitalisées en France pour Covid-19 (200 de moins que jeudi). Parmi elles, dont 1701 sont actuellement en réanimation (44 de moins que mercredi).

   

 
L’European Centre fo Disease Prevention and Control recense ce jeudi plus de 332 711 décès dans le monde liés à cette pandémie de coronavirus Covid-19. 
  

Le difficile comptage des morts du coronavirus

Le comptage quotidien des morts du Covid-19, dont le nombre officiel a dépassé les 200 000 dans le monde, est un exercice délicat, le recueil des données en temps réel n’étant que parcellaire et les méthodes variables selon les pays.

L’Espagne, l’Allemagne, le Luxembourg et la Corée du Sud comptabilisent tous les décès de personnes testées positives au Covid-19, que ce soit à l’hôpital ou en dehors. En Belgique, où les maisons de retraite concentrent officiellement plus de la moitié des cas mortels liés à cette maladie, les chiffres incluent la mort des victimes du coronavirus non testées mais suspectées d’avoir été atteintes. Les chiffres français recensent eux aussi les morts survenues dans les maisons de retraite (plus d’un tiers du total).

Mais d’autres pays, comme l’Iran et la Chine, ne font état dans leurs bilans quotidiens que des décès à l’hôpital. C’est aussi le cas au Royaume-Uni. Des chiffres plus complets sont rendus publics chaque semaine par le Bureau national des statistiques, mais avec une latence d’une dizaine de jours et ils ne prennent pas en compte l’Ecosse et l’Irlande du Nord.

En Italie, le pays officiellement le plus endeuillé en Europe, les morts dans les maisons de retraite ne sont pas toutes prises en compte. Si un gros foyer épidémique est détecté dans un établissement, des tests sont réalisés et les décès comptabilisés, mais si un établissement est moins touché, il est vraisemblable que ce ne sera pas le cas, explique la Protection civile.

Aux Etats-Unis, qui affiche officiellement le bilan des cas mortels le plus lourd dans le monde (plus de 50 000), les décès pris en compte varient d’un Etat à l’autre : celui de New York comprend les maisons de retraite, la Californie non.

Certains pays, comme la Corée du Sud, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Luxembourg et la Belgique, intègrent dans leurs chiffres toutes les personnes ayant été testées positives au coronavirus (ou dans certains pays suspectées de l’avoir été), même celles mortes des suites de complications d’une maladie préexistante. D’autres sont plus sélectifs. En Iran, sont exclus des bilans les patients testés positifs mais mourant d’une autre “maladie respiratoire grave”. Aux Etats-Unis, sont remontés des témoignages de personnes dont les proches sont morts, officiellement de pneumonie, avant que les tests ne soient disponibles.

En Allemagne, les statistiques ne font pas la distinction entre les personnes dont le décès a été directement causé par le Covid-19 et celles qui pourraient être mortes d’une maladie préexistante ou des deux maladies combinées. Cela a été un sujet de controverses entre l’institut national chargé du suivi des épidémies et certaines régions qui présentaient des bilans inférieurs car elles réalisaient des autopsies afin de déterminer l’origine précise de la mort.
 
Pendant une épidémie, “la remontée et le traitement des informations, même accélérés, se font avec quelques jours de décalage et ne couvrent pas tous les décès. Il faut plusieurs semaines ou plusieurs mois pour pouvoir décompter précisément tous les morts“, estimaient début avril Gilles Pison et France Meslé, démographes à l’Institut français des études démographiques (Ined).

Aux Etats-Unis, même en l’absence de test, les certificats de décès doivent mentionner si le Covid-19 est la cause “probable” de la mort, mais ces certificats mettent du temps à remonter et ne peuvent être pris en compte pour les bilans en temps réel. Par manque de tests, l’Espagne réalise très peu de dépistages post-mortem. Ainsi, si une personne n’a pas été testée avant de mourir, elle n’est pas comptabilisée par les autorités sanitaires. Les données judiciaires, moins restrictives, laissent entrevoir un bilan bien supérieur : par exemple, le tribunal supérieur de Castille-La Manche a enregistré en mars 1921 actes de décès “dus au Covid ou à une suspicion de Covid“, soit près de trois fois plus que les 708 morts (positifs au Covid-19) recensés au 31 mars par les autorités sanitaires.

Autre illustration : à Bergame, en Lombardie, dans le nord de l’Italie, ont été recensés, au cours de la première quinzaine de mars, 108 morts de plus (+193%) qu’un an plus tôt… mais seulement 31 décès liés au Covid-19.

Parfois, la sincérité même des autorités est remise en cause.  En Iran, les bilans officiels ont été contestés, notamment au début de l’épidémie, par des responsables provinciaux et des parlementaires. A l’extérieur de ce pays, Washington, notamment, a reproché à Téhéran de maquiller ses chiffres. La Chine, critiquée par plusieurs responsables occidentaux pour sa gestion de la crise, a revu à la hausse, de près de 40%, le bilan des morts le 17 avril. La ville de Wuhan, le berceau de la pandémie, a comptabilisé 1300 morts supplémentaires, expliquant que certains patients avaient péri chez eux faute d’avoir pu être pris en charge par les hôpitaux.
   
(AFP)





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