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exclues du « Ségur de la Santé », les aides-soignantes à domicile en grève


Les aides-soignantes du SSIAD (Service de soins infirmiers à domicile) de Bailleul se sont mises en grève, symboliquement, pour réclamer 183 euros de revalorisation salariale comme le reste du personnel soignant. 

Badge « en grève » sur leur blouse et pancartes installées dans le service, les aides-soignantes du SSIAD (Service de soins infirmiers à domicile) de Bailleul s’estiment lésées et le font savoir. Depuis le début de la semaine, elles sont en grève, tout en continuant leur activité.

Elles s’insurgent de ne pas être inclues dans la revalorisation promise pour les soignants lors du « Ségur de la Santé ». En effet, ces négociations qui se sont déroulées en juillet dernier entre le ministre de la Santé et les représentants des soignants ont abouti à la revalorisation de 183 euros net par mois du salaire des professionnels des hôpitaux et des Ehpad publics.

Les aides-soignantes du SSIAD de Bailleul sont en grève depuis le début de la semaine.

Les aides-soignantes du SSIAD de Bailleul sont en grève depuis le début de la semaine.

© DR

Mais les aides-soignantes à domicile n’y auront pas le droit. « Rien ne justifie cela », estime Tatiana Coddeville, en grève au SSIAD de Bailleul. Une situation qui les interpelle d’autant plus que leurs confrères et consœurs exerçant à l’hôpital et en Ehpad, au même niveau de diplôme, bénéficient, eux, de cette revalorisation. Une situation qui en fait, selon elles, les « exclues, oubliées et ignorées du Ségur de Santé ».

« Nous craignons pour le devenir et la pérennité du service de soins »

Ces négociations étaient censées répondre aux dysfonctionnements mis en lumière par la première vague de l’épidémie de Covid-19. Les aides-soignantes expliquent n’avoir pas déméritées durant la période. « Nous sommes un service important, au premier rang pour alerter les familles, nous ne sommes pas moins bien que les autres », témoigne Tatiana Coddeville.

A cause de ce désavantage financier, les aides-soignantes de Bailleul s’inquiètent pour l’attractivité de leur métier. « Nous craignons pour le devenir et la pérennité du service de soins, et le maintien à domicile de nos personnes âgées, à terme », écrivent-elles dans un communiqué.

Deux d’entre nous ont déjà posé leur démission sur la vingtaine de personnes qui composent notre service.

Tatiana Coddeville, une des aides-soignantes de Bailleul en grève

« Deux d’entre nous ont déjà posé leur démission sur la vingtaine de personnes qui composent notre service », ajoute Tatiana Coddeville. Et cela risque d’être dur de trouver des personnes motivées pour exercer à domicile si désormais le poste est moins bien payé qu’à l’hôpital ou en Ehpad.

En France, ce ne sont pas les seuls personnels soignants de SSIAD à porter ces revendications. Plusieurs titres de presse régionale ont fait écho de manifestations similaires dans le Calvados, en Dordogne, ou en Indre-et-Loire. Si cette grève ne s’accompagne pas, pour l’instant, d’une cessation d’activité, elles pourraient durcir le ton dans les jours à venir. Un rassemblement au niveau national est envisagé pour tous les oubliés du Ségur, sans date précise pour l’instant.

Une pétition a été lancée pour appeler à l’égalité de traitement envers tous les personnels soignants et a déjà récolté plus de 12.000 signatures.

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