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entre effet d’annonce et projet crédible


Vers un retour des liaisons maritimes transmanche à Boulogne-sur-Mer ? C’est en tout cas ce qui est évoqué sur le site internet fraichement créé « Bioferries ». Cette société inconnue dans le monde des traversées maritimes propose de remettre en service une liaison Boulogne-Douvres en 2024.

Le retour du transmanche à Boulogne-sur-Mer. Il suffit d’évoquer cette éventualité pour que les visages s’illuminent. Dans la ville portuaire, personne n’a oublié ces flots de passagers déferlant d’Angleterre et consommant dans les commerces… Mais tout cela s’est brusquement arrêté en 2010, quand le dernier ferry de la compagnie LD Lines a quitté la ville. Depuis, toujours rien.

Alors l’annonce, début mai sur le site internet Bioferries, d’un retour probable des traversées entre Boulogne et Douvres ne laisse personne indifférent.

« S’ils reviennent, ça redonnerait à la ville un dynamisme qui était bien sympathique. C’étaient des touristes qui étaient très agréables« , explique un retraité sur les quais de Boulogne.

Et pour nous, c’était aussi bien pratique, ça nous évitait de courir à Calais pour aller en Angleterre.

Car à ce jour, pour se rendre au Royaume-Uni par la voie maritime, il faut soit prendre le ferry à Calais, soit se déplacer jusqu’à Dunkerque.

Mais peut-on croire à ce retour ? Derrière l’annonce publiée par Bioferries.com se cache un certain Curt Stavis. Si le nom de son entreprise est inconnu dans le milieu du transport maritime, lui connait bien Boulogne. Ce Danois au physique à la Colin Firth dans Kingsman, était à la tête de Speedferries. Cette compagnie low-coast  assurait des liaisons Boulogne-Douvres entre 2004 et 2008 mais elle a mis la clef sous la porte. Sur son nouveau site qui tient en deux pages, l’homme d’affaires annonce : « Allez, faisons-le ».

Curt Stavis veut changer l’image du transport maritime et la transformer en industrie vertueuse en limitant son empreinte écologique. Il envisagerait de revenir à Boulogne avec un supercatamaran fonctionnant au biocarburant. Un navire de 120 mètres capable d’embarquer 1200 passagers et 400 voitures. Et il annonce même une date : 2024, autant dire demain !

Sur le papier, l‘idée est séduisante. Mais le PDG du port Calais-Boulogne est un peu plus circonspect. Jean-Marc Puissesseau se dit surpris.

« Cette annonce de ligne entre Boulogne et Douvres est une excellente surprise et une excellente nouvelle. Surprise, car nous n’avons eu aucun contact avec le directeur de cette société. Quel est le montage financier, quelles sont les garanties financières, quels seront les bateaux utilisés, avec quelles fréquences ? Tout cela, nous n’en savons rien. Et puis cela pose un certains nombre de problèmes au niveau de la sécurité, de la police.

Bien sûr, nous sommes très heureux, mais j’aurais été encore plus heureux de ne pas être surpris et d’avoir directement cette nouvelle par le directeur ! »

Si le patron du port de Calais-Boulogne affirme n’être au courant de rien, le maire de Boulogne-sur-Mer, Frédéric Cuvillier, explique à nos confrères de la Voix du Nord « être en lien depuis plusieurs mois avec les porteurs du projet. »

Quoiqu’il en soit, si le projet se concrétise, une chose est sûre : les bateaux n’accosteront plus à la gare maritime située en plein cœur de la ville puisque les passerelles ont été démontées. Ils arriveront dans le Hub port, une infrastructure qui n’a pas vu un navire transmanche depuis 16 ans et que les boulonnais surnomment désormais ironiquement « le parking à mouettes » !



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