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Emploi, salaires, services publics, un 1er mai syndical encore sous Covid-19, mais à nouveau dans la rue

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Un millier de manifestants à Metz ainsi qu’à Strasbourg, 500 à Nancy, 430 à Mulhouse, 300 à Troyes, 250 à Reims, 150 à Épinal pour ce 1er mai 2021. Les défilés ont été autorisés cette année, contrairement à l’année dernière en plein confinement strict, du fait de la pandémie de Covid-19.

Retour des traditionnels défilés du 1er mai, avec drapeaux syndicaux, haut-parleurs égrenant des slogans, un brin de muguet à la main et un nouvel accessoire cette année le masque, pandémie de Covid-19 oblige. Nos équipes ont compté environ un millier de manifestants à Metz ainsi qu’à Strasbourg, 500 à Nancy, 430 à Mulhouse, 300 à Troyes, 250 à Reims, 150 à Épinal.

Denis Schnabel, Secrétaire général CGT Grand Est à Epinal

© Olivier Bouillon / FTV

Nous sommes masqués, mais pas muselés

Denis Schnabel, Secrétaire général CGT Grand Est

À Épinal, dans les Vosges dans le cortège, Denis Schnabel Secrétaire général CGT Grand Est. Interrogé, en direct, dans le journal de ce midi par Régis Gaudu : “Nous sommes masqués, mais pas muselés. Nous avons rappelé nos revendications dans un contexte social et sanitaire difficile. Il est urgent de retrouver des solidarités et d’augmenter les salaires. Dans le Grand-Est, 30 % des jeunes de moins de 30 ans vivent en dessous du seuil de pauvreté. On a des filières, à l’image de l’automobile et de l’aéronautique, qui sont fortement touchées. On a un plan de relance avec des milliards versés aux entreprises sans aucune contrepartie pour l’emploi. Chez Michelin à Golbey, où il y a un accord de compétence qui doit être signé, on donne le choix aux salariés entre réduire leur salaire de deux cents euros et mettre 43 jours à disposition de l’employeur ou une délocalisation dans deux ans.”

Reims, manifestation du 1er mai 2021

Reims, manifestation du 1er mai 2021

© Romain Nowicki / FTV

On nous donne des chèques alimentaires. C’est de la charité.

Sylvie Szferowicz, Secrétaire générale de l’Union départementale des syndicats FO de la Marne.

À Reims, dans la Marne, enseignants, soignants, intermittents sont venus donner de la voix pour réaffirmer leurs droits et faire part de leurs inquiétudes face à la réforme de l’assurance chômage. “L’année dernière, j’avais mis des banderoles aux fenêtres de ma maison” raconte une manifestante à Romain Nowicki et Valentin Cruard de France3 Champagne-Ardenne. “Il y a un recul. On refuse les augmentations de salaire. On refuse l’augmentation du point d’indice. On refuse l’augmentation des pensions de retraite. On nous donne des primes. On nous donne des chèques alimentaires. C’est de la charité. C’est de l’asservissement”, leur dit Sylvie Szferowicz, Secrétaire générale de l’Union départementale des syndicats FO de la Marne.

Mulhouse, manifestation du 1er mai 2021

Mulhouse, manifestation du 1er mai 2021

© Loïc Schaeffer / FTV

À Mulhouse, dans le Haut-Rhin, 430 personnes ont marché sur deux kilomètres. Des kurdes, pro Abdullah Öcalan, étaient à l’arrière du cortège. Malgré la forte pluie, l’organisateur se déclare content du nombre de manifestants. Dans la ville voisine, mais côté Suisse, à Bâle, il y avait aussi une manifestation. Elle a réuni entre 200 et 250 personnes sur la Messeplatz.

À Toul, en Meurthe-et-Moselle, une première

Cela fait 30 ans que j’habite à Toul et je n’ai jamais vu un 1er mai

Luc Ferretti, retraité militant actif ancien secrétaire CGT hôpital psychiatrique.

1er mai 2021 à Toul

1er mai 2021 à Toul

© Luc Ferretti

Il y a des craintes comme dans tous les hôpitaux de proximité

Luc Ferretti

À Toul, en Meurthe-et-Moselle, c’est une première. “Cela fait 30 ans que j’habite à Toul et je n’ai jamais vu un 1er mai. On a pensé que c’était impossible qu’un bassin de vie comme le Toulois n’ait pas son expression des travailleurs le 1er mai.”  nous explique Luc Ferretti, retraité militant actif ancien secrétaire CGT hôpital psychiatrique.  L’intersyndicale (FSU, CGT, Comité de défense de l’hôpital de Toul, le collectif social de Toul)  avait prévu un parcours de la gare à la place de la République, en passant par l’hôpital où s’est déroulée une prise de parole pour le personnel soignant. Parmi les revendications, la défense de l’hôpital public. “Il y a des craintes comme dans tous les hôpitaux de proximité. Aux urgences, les postes de médecins sont mis en difficulté. Si l’hôpital ne peut pas fournir de chirurgie, la maternité va suivre. On liquide le système psychiatrique dans les centres médicaux psychologiques. Et on a une clinique privée de psychiatrie qui est en train de se construire et qui va ouvrir. Le bureau de poste situé dans le quartier haut, ainsi que celui situé à Foug, vont fermer. On peut y ajouter les projets de fermetures de classes.”

D’autres rassemblements sont prévus avant l’été par les syndicats.



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