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Hauts-de-France

Deux hommes ont été condamnés à de la prison ferme pour l’incendie d’une antenne-relais à Douai

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Deux hommes de 29 et 21 ans ont été condamnés jeudi soir à respectivement un an et 9 mois de prison ferme pour avoir participé à l’incendie d’une antenne-relais début mai à Douai. Mutiques pendant l’audience, l’un d’eux a tout de même justifié son acte par son opposition à la 5G.

Détruire un équipement au nom de ses convictions peut coûter cher. L’incendie d’une antenne-relais début mai à Douai a valu à ses auteurs d’être condamnés à de la prison ferme ce jeudi.

Un jeune Roubaisien de 29 ans écope d’un an d’emprisonnement. Son accolyte, un Strasbourgeois de 21 ans, hébergé par le premier, a été lui condamné à neuf mois ferme.

L’homme de 29 ans, considéré comme le “meneur” par le parquet et qui a notamment conduit la voiture stationnée devant l’antenne au moment des faits, a été immédiatement écroué.

Deux autres hommes de 29 et 31 ans ont eux été condamné à des peines de 12 mois et 8 mois de sursis pour association de malfaiteurs (la participation à des actes préparatoires pour cet incendie). D’autres dégradations du même type étaent en préparation, selon les éléments collectés par les enquêteurs. 

Contre le déploiement de la 5G    

Déjà mutiques pendant leur garde à vue, les prévenus ont gardé le silence durant presque toute l’audience. Le conducteur a simplement déclaré : “je suis contre la 5G, qui a des effets néfastes pour la santé et l’environnement“, disant comprendre que des gens non violents à l’origine aient recours à la violence pour faire valoir leurs idées. 

Le parquet avait requis 3 ans de prison dont un avec sursis probatoire pour le conducteur de la voiture et 3 ans dont deux avec sursis pour la personne soupçonnée d’avoir incendié l’antenne-relais, en compagnie d’un mineur qui sera jugé plus tard, à Béthune où il réside. 

Le procureur Jean-Baptise Miot a rappelé que les faits étaient intervenus dans le contexte de la crise du Covid, ce qui “renforce” leur “gravité“, en raison du non respect du confinement. 

Il a mis en avant “le préjudice matériel” et “l’impossibilité pour des milliers de personne d’utiliser leur téléphone“, comparant la position “anti 5G” des prévenus à “de l’habillage pseudo écologiste“. 

“Les quatre personnes se sont entendues pour d’autres faits notamment la destruction de radars” et “projetaient de faire d’autres destructions d’antenne-relais 5G”, a-t-il aussi affirmé. 

Des liens avec la mouvance anarchiste et antifasciste

Au domicile de tous les suspects, les enquêteurs ont retrouvé des éléments en lien avec le mouvement anarchiste et “antifasciste”, tels que “des flyers, des affiches” ou des tags. Celui considéré comme le meneur avait déjà plusieurs mentions à son casier judiciaire, dont une pour avoir mis le feu à un radar, et une autre pour une entrave à la circulation lors de manifestations.
    
Durant sa plaidoirie, l’avocat des parties civiles représentant l’entreprise Orange a regretté “la stratégie des prévenus de se taire” et a estimé que “les prévenus avaient conscience qu’ils allaient couper toutes les communications, à une période où les gens avaient besoin de communiquer”, entre eux et avec les secours. Il a estimé le préjudice matériel à plusieurs centaines de milliers d’euros.



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