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des volailles déconfinées un peu partout sauf dans onze communes du Nord



La situation de l’épizootie s’améliore nettement sur une grande partie du territoire français mais dans le Nord, onze communes doivent garder leurs volailles à l’abris, entre Armentières et Dunkerque.

A propos de l’épizootie d’influenza aviaire, la tension baisse d’un cran sur tout le territoire français (sauf 19 départements de l’ouest) et une large partie de la région Hauts-de-France, notamment la Picardie et le Pas-de-Calais. Et les restrictions sont levées, notamment l’obligation de mise à l’abri des volailles.

Mais dans le Nord, il reste une zone rouge. Elle se situe entre Dunkerque et Armentières. Dans onze communes, le risque passe « d’élevé » à « modéré » seulement et interdit aux éleveurs de reprendre un fonctionnement normal. Les volailles doivent rester enfermées. 

Ce passage en niveau de risque « modéré » implique le maintien de la mise à l’abri de l’ensemble des volailles uniquement dans les zones à risque particulier définies par l’arrêté du 16 mars 2016 relatif aux niveaux du risque épizootique en raison de l’infection de l’avifaune par un virus influenza aviaire hautement pathogène.

Dans le département du Nord, 11 communes sont concernées par ce maintien : Bavinchove, Nieurlet, Noordpeene, Renescure, Zuytpeene, Courchelettes, Ferin, Lambres-lez-Douai, Grand-Philippe, Gravelines, Saint-Georges-sur-l’Aa

 » En dehors des zones à risque particulier, les restrictions de déplacements et les interdictions de rassemblement d’oiseaux sont à présent levées « , indiquent les services de l’Etat.

On peut penser que c’est dur et injuste de se situer dans une zone où les restrictions sont encore valables. Pourquoi ici et pas ailleurs ? Mais il faut se rappeler que sans cette rigueur, il y aurait eu encore plus de dégâts

Luc Desbuquois, responsable filière volailles à la Chambre d’Agriculture Hauts-de-France

La grippe aviaire aura causé d’importantes difficultés économique à la filière en 2021/2022. Des éleveurs ont pu être indemnisés assez vite, d’autres non et l’ensemble des aides ne sont pas encore versées. Les mesures ont permis à l’épizootie de rester en partie contenue et c’est autant d’éleveurs moins impactés. Pour ceux qui ont tout perdu, c’est encore la galère. Les installations sont vides et une fois désinfectées, il faut encore attendre, sans revenus. Une centaine d’agriculteurs seraient touchés dans la région Hauts-de-France mais le bilan n’est pas encore officialisé. 

En septembre 2021, des cas sont détectés dans des basses-cours des Ardennes et de l’Aisne. Le 5 novembre, le confinement est ordonné pour tout élevage de volailles en France métropolitaine pour éviter les contaminations par les oiseaux migrateurs.
Le 17 décembre, le ministère annonce un premier foyer dans un élevage de canards du Gers. L’épidémie se propage ensuite rapidement à d’autres élevages du Gers, des Landes et Pyrénées-Atlantiques.

L’épidémie s’étend en février et mars dans l’ouest de la France, en particulier en Vendée et Loire-Atlantique. Fin mars, début avril, de nouveaux foyers infectieux se déclarent dans des élevages du Lot, de Dordogne et de Corrèze. En mai c’est au tour de la Charente d’être touchée. C’est la première fois que des oiseaux sauvages contaminent des élevages lors de la phase ascendante de leur migration, c’est-à-dire de leur remontée des pays du Sud vers ceux du Nord.

Le ministère de l’Agriculture a annoncé lundi le début de l’expérimentation de deux candidats vaccins le 10 mai, mais il faudra attendre au mieux « début 2023 » pour aboutir à un vaccin, a précisé l’interprofession. L’épizootie de grippe aviaire de 2021-2022, d’une ampleur exceptionnelle, a connu deux vagues pour la première fois depuis l’arrivée du virus sur le territoire en 2006, contraignant à abattre 16 millions de volailles, dont 11 millions dans le Grand Ouest.



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