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des dispositifs d’aide spécifiques proposés aux locataires dans l’Oise et la Somme

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Depuis mars 2020, les offices HLM constatent une hausse du nombre de loyers impayés. En cause, une baisse des ressources liée au chômage partiel ou à des fins de contrats, conséquences de la crise sanitaire. Des dispositifs existent dans l’Oise et la Somme pour aider les locataires concernés.

Au service recouvrement de la S.A. HLM de l’Oise, les retards de paiements de loyer se multiplient. Depuis mars 2020, 150 000 euros d’impayés ont été enregistrés : “Nos clients rencontrent des difficultés pour payer leur loyer, de par une baisse au niveau de leurs ressources suite au chômage partiel ou à des fins de contrat. Et donc, ils nous apparaissait nécessaire et solidaire de pouvoir mettre en place ce type de dispositif d’accompagnement”, explique Pascal Thueux, directeur clientèle à la S.A. HLM de l’Oise.

Une quarantaine de foyers aidés dans l’Oise

Concrètement, une commission Solidarité en faveur des familles en difficulté économique a été mise en place le Conseil départemental, le SAMU social, l’ADIL et la CAF, la S.A. HLM de l’Oise. Elle peut, sous conditions, annuler la dette jusqu’à 1 000 euros.

Cependant, bien que le nombre de foyers concernés s’élève à 445, tous ne pourront en bénéficier en raison de l’enveloppe sur fonds propres du bailleur social limitée à 60 000 euros. Ce que regrette profondément Nadège Taupin, de l’Association des amicales de locataires CNL : “60 000 euros, à raison de 1000 euros par locataire, ce n’est pas suffisant pour pouvoir aider les 445 dossiers de locataires (…) Ça a la mérite d’exister, mais ils ne pourront pas aider tous les locataires.”

La S.A. HLM de l’Oise a sélectionné pour l’instant une quarantaine de foyers, des locataires qui n’ont pas eu d’impayés avant la crise et qui honorent à minima leur loyer.

Une enveloppe de 300 000 euros dans la Somme

Dans la Somme, une aide existe, mais elle n’est pas à l’initiative du bailleur social AmSom Habitat : “A ce jour, nous n’avons pas de dispositif en interne, mais il existe une “aide covid” du département. Nous orientons les locataires qui ne peuvent pas payer leurs loyers vers le Conseil départemental”, précise Julien Calvez, conseiller social AmSom Habitat.

Ce fonds d’urgence spécial covid pour le logement doit permettre d’aider les personnes en difficulté temporaire liée au logement (loyer, annuité d’emprunt, énergie) et qui ne relèvent de la prise en charge dans le cadre du fonds solidarité logement. En effet, le FSL est destiné aux foyers ne touchant pas plus de 600 euros par mois pour une personne seule. Or, la crise touche violemment les travailleurs pauvres.

Le fonds d’urgence mis en place dans la Somme est accessible aux ménages locataires du parc public ou privé ayant des revenus jusqu’à 1200 euros et qui présentent des difficultés à régler le loyer en raison de la crise sanitaire. Les ménages accédants à la propriété et ayant des difficultés à régler leurs échéances d’emprunt logement peuvent aussi en bénéficier.

L’aide est plus conséquente que dans l’Oise, puisqu’elle couvre 90% de la dette locative (loyer résiduel) ou du montant des échéances non remboursées jusqu’à 3500 euros. Un chèque de 300 euros maximum est aussi prévu pour l’aide à l’énergie.

“En 2020, 1845 ménages ont été aidés au titre du fonds de solidarité logement, dont 90 dans le cadre de cette aide covid. Le FSL bénéficie d’une enveloppe globale de 2 860 317 euros, dont 300 000 euros au titre du fonds spécial covid”, précise Anne Blondelle de la direction de la cohésion sociale et du logement au Conseil départemental de la Somme.

Dans l’Aisne, des loyers gelés plutôt qu’une aide covid

Il n’existe pas d’aide exceptionnelle lancée dans l’Aisne en raison de la crise sanitaire. Avec près d’un locataire sur deux gagnant moins de 1000 euros, l’année 2020 n’a pas été marquée par une hausse des impayés. Toutefois, l’Opal, l’office public de l’habitat de l’Aisne, n’est pas resté insensible aux difficultés rencontrées par les locataires : “Nous avons décidé de geler l’augmentation des loyers en janvier, pour une durée de trois mois. Nous avons également décalé ou échelonné des loyers”, assure Freddy Grzeziczak, président de l’Opal et conseiller départemental (DVD).

L’Opal loue également des espaces commerciaux. Une dizaine de commerçants à Soissons et Laon notamment ont pu bénéficier d’annulations, d’échelonnements ou de reports de loyers.

M. Grzeziczak souligne également l’engagement des équipes du bailleur social dans le soutien psychologique aux locataires : “Nous avons passé beaucoup de temps au téléphone, ils avaient besoin de parler. Quand vous êtes confinés à cinq dans un appartement, ça peut être très difficile à vivre”.



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