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des cochonnets bio élevés en plein air dans l’Oise


Depuis septembre, un productuer de fruits rouges bio a installé un élevage de cochonnets en plein air à Saint-Léger-en-Bray dans l’Oise. Les animaux se nourrissent seuls de ce qu’ils trouvent dans la parcelle plantée de chênes où ils passent leurs journées.

Si vous passez sur la départementale 981 près de Saint-Léger-en-Bray dans l’Oise, vous distinguerez, dans le champ qui longe la route, des petites silouhettes roses et noires gambader sous les arbres. Ce sont celles des petits cochons de François Ménard.

Depuis septembre 2020, il élève des porcelets en plein air sur une parcelle clôturée de 5 hectares plantée de chênes. « La parcelle était en agroforesterie, en plantation d’arbres, explique François Ménard. On a enlevé certains arbres, les frênes et les aulnes qui étaient matures puisqu’ils avaient 35 ans. On a gardé les essences nobles à savoir les chênes.« 

Des cochons qui se nourrissent seuls

Outre le plein air, le mode d’alimentation des porcelets fait de cet élevage le seul de ce type dans le département. On en compte également très peu en France. « Les cochonnets mangent les glands des chênes. Ils mangent tranquillement. Ils font chacun leur vie. Ils sont tranquilles. Ça, c’est la vraie liberté ! C’est un vrai plaisir ! s’enthousiasme François Ménard. C’est pour ça qu’on les a mis là ! Parce que ça fait une nourriture naturelle. » Et nous montrant la terre : « tout ça c’est plein de vers, c’est plein de larves, c’est plein de racines ! Ils passent leur temps à chercher la nourrituire dans la terre et ils mangent de tout. C’est vraiment de l’aliment 100% naturel puisqu’on ne les alimente pas, ils se nourrissent par eux-mêmes. Ça donne une tendreté et une qualité gastronomique évidentes à la viande« .

Les cochons se nourrissent eux-mêmes sur leur parcelle où ils évoluent librement.

© FTV

Vente directe

Les 21 premiers cochons, arrivés en septembre, ont déjà été abattus en décembre et vendus. « Ils arrivent à l’âge de deux mois, détaille François Ménard. On fait des bandes de 45 à 49 cochonnets maximum deux fois par an. De mars à juin et de septembre à décembre. Ceux qui sont là en fin d’année se nourrissent exclusivement de ce qu’ils trouvent sur la parcelle. Pour ceux qui seront là au printemps, on leur donnera un complément alimentaire de céréales parce qu’il n’y a pas de glands.« 

Je veux vraiment travailler des porcelets les plus rustiques possibles, des porcelets qui peuvent supporter des conditions extérieures un peu difficile.

Des céréales produites en agriculture biologique sur la ferme. « Avant, je vendais un peu à l’extérieur et on faisait des rotations pour couper les maladies puisqu’on est en bio. Mais là, je le fais exclusivement pour les animaux« .

Une fois abattus, les porcelets sont vendus en vente directe dans le magasin de l’exploitation de François Ménard. Un magasin ouvert pour valoriser la production de base de François Ménard : le cassis et la groseille, plantés sur une douzaine d’hectares. « Ça faisait longtemps qu’on voulait ouvrir un magasin à la ferme, raconte-t-il. Mais seulement avec nos produits de fruits rouges, on n’était pas assez attractifs. Donc, on a monté un dépôt-vente avec une vingtaine de producteurs de l’Oise : viande, crémerie, pain, lait, œufs, légumineuses, fruits et légumes dont une grande partie en bio« .

Une idée qui vient de loin

L’idée d’un élevage de cochonnets est née presque là, dans le magasin de l’exploitation : « On avait une parcelle inutilisée juste derrière. On s’est dit qu’on pouvait la valoriser. Le fait d’avoir des chênes qui pouvaient nourrir des animaux et d’avoir un bel espace, ça nous a permis d’installer un élévage.«  Mais pourquoi des cochons ? « Un jour à Cuba, où j’ai travaillé, j’avais vu des cochons élevés en pleine nature, en liberté totale. Pour les faire venir, l’éléveur sifflait et envoyait son chien les chercher, comme un troupeau de moutons. Je me suis toujours dit qu’un jour, j’aimerais faire ça« .

Car avant d’être producteur de fruits rouges bio et éleveur de cochonnets en plein air, François Ménard a travaillé plusieurs années dans le secteur des vins et spiritueux en Amérique du Sud. Celui qui n’est pas issu d’une famille d’agriculteurs saute le pas en 2013 et reprend des études au lycée agricole d’Avion dans l’Oise. Et sur les terres familiales de Saint-Léger-en-Bray, « dont sont originaires mes grands-parents et mes arrières grands-parents« qu’il a choisi d’installer sa nouvelle vie.

Des cochons corses dans l’Oise

Une nouvelle vie très locale puisque les porcelets de l’élevage de François Ménard viennent d’à côté : « Je les achète chez un producteur pas loin, à Gournay-en-Bray. J’ai contacté ce producteur parce qu’il avait acheté des reproducteurs corses. Les prochains que j’aurais seront croisés avec un mâle corse. Je veux vraiment travailler des porcelets les plus rustiques possibles, des porcelets qui peuvent supporter des conditions extérieures un peu difficile. À terme, j’aimerais avoir des cochons noirs corses« .

François Ménard achète ses cochons à un producteur de Gournay-en-Bray

François Ménard achète ses cochons à un producteur de Gournay-en-Bray

© FTV

Et François Ménard ne manque pas de projets pour valoriser ses cochonnets : « on réfléchit à faire du jambon fumé, de la poitrine fumée par exemple, énumère-t-il. Mais pour le moment, chaque chose en son temps. Pour l’instant, je démarre. Il faut faire ses preuves et on verra au fur et à mesure. Mais ce sont des choses qui se développent naturellement.« 

Le prix de la qualité

Cette année, il a également passé un accord avec le producteur de bœuf et de veau qui vend dans le magasin : « la parcelle fait au total 10 hectares. Donc il reste 5 hectares qui ne sont pas utilisés pour le moment. Ce producteur va y mettre des vaches Salers. Il y a aussi des ruches qu’un apiculteur a posées.« 

Quand on lui parle du prix de vente de ses cochonnets – 16€ le kilo contre 11€ en moyenne – François Ménard explique calmement : « je dis toujours que ce n’est pas mon prix le problème. C’est le prix des autres qui est trop bas. Et cette différence me permet d’élever ces animaux dans ces conditions« .



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