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Hauts-de-France

de nouvelles mesures sanitaires pour deux Ehpad

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Quatre mois après la fin du confinement, les résidences Trois Rois et Fleur de Lin reprennent des mesures sanitaires pour limiter les contacts des résidents avec l’extérieur. 

Ils sont de nouveau soumis à des restrictions. Les résidents d’Ehpad comptent parmi les premières victimes de l’épidémie. Ce matin, la nouvelle est tombée dans les résidences Trois Rois et Fleur de Lin à Hondschoote. « Il faut limiter les contacts avec l’extérieur », martèle Salvina Declunder Bonfante, la directrice des deux établissements. Alors depuis aujourd’hui, les sorties individuelles et collectives sont suspendues pour les résidents. Les visites sont programmées. Une par famille, via des prises de rendez-vous hebdomadaires. Surtout, il est interdit de rencontrer un résident à l’intérieur de sa chambre. « J’ai pris la décision de suivre les consignes dictées par l’Agence Régionale de Santé (ARS). Ce n’est facile pour personne, les libertés sont réduites. Mais en même temps il y avait un certain relâchement. À plusieurs reprises j’ai vu des visiteurs sans masque à l’intérieur des chambres de résidents. C’est de l’inconscience », explique la directrice. 

Si les mesures sont contraignantes pour les résidents, elles le sont aussi pour leurs familles. Tous les quinze jours, Monique (le prénom a été changé, NDLR) rend visite à sa mère, dans un de ces deux Ehpad de Hondschoote. « Dès que j’ai appris la nouvelle, je me suis empressée de prendre rendez-vous. Tout le monde va choisir les mêmes dates et les mêmes horaires. » Car les visites sont désormais cantonnées à la semaine, l’après-midi, jusqu’à 17 heures. « Imaginez pour ceux qui travaillent, comment vont-ils faire ? Et puis, c’est difficile de penser que ma mère reste toute seule tout un week-end. Aucun de ses enfants, ni de ses petits-enfants ne peuvent aller la voir. Alors que c’est le moment où ils passent le plus habituellement », constate Monique. 

À l’entrée, les visiteurs doivent aussi signer une charte de « bonne conduite » qui rappelle les gestes à adopter face à l’épidémie. Deux visiteurs au maximum, et ceux de moins de 15 ans ne sont plus autorisés. « Je comprends le sens de ces mesures. Mais on apprend ça du jour au lendemain, sans préavis. Et en plus, je trouve ça trop contraignant, il faudrait quand même organiser plus de possibilités pour les voir », déplore Monique. 

Durée de ces mesures : deux semaines. 

La mesure est prévue pour durer 15 jours. Mais le spectre d’un reconfinement des résidents agite les esprits. « Je ne pense pas, nous ne sommes plus dans la même configuration. Aujourd’hui, on connaît mieux le virus, le personnel sait comment réagir via des protocoles pré-établis. Et puis, on est mieux équipés avec des stocks de masques et de gels hydroalcooliques », balaie la directrice .

La période de confinement a été difficile pour les résidents et le personnel de l’Ehpad. Pour la directrice, ces mesures sont un bouclier contre l’épidémie. « Le confinement a laissé des traces auprès de ceux qui sont tous les jours sur place : nos équipes et les résidents. Il faut se prémunir : d’un reconfinement déjà, mais aussi de la maladie en soi. Si le virus pénètre dans l’établissement ce serait catastrophique. » Salvina Declunder Bonfante parle d’une crainte permanente, pesante, au quotidien. La peur de ce virus qui décime les anciens. Elle conclut, dans une confession : « Je suis à un an de la retraite, j’ai vraiment à cœur de partir sans cas de Covid dans mes établissements. Je dois protéger les résidents, c’est ma mission. »

 



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