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Dans l’Oise, les agriculteurs continuent de déverser du fumier devant les supermarchés

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Après avoir déversé du fumier devant trois supermarchés de Beauvais dans la nuit du 18 au 19 février, les Jeunes Agriculteurs de l’Oise poursuivent leur action à Grandvilliers et Crèvecoeur-le-Grand. Ils demandent aux distributeurs une juste rémunération comme prévu dans la loi Egalim.

On ne veut plus être dans la négociation, on veut taper fort !“, alerte la présidente des Jeunes Agriculteur de l’Oise, Gwenaelle Desrumaux. Après avoir déversé du fumier devant trois supermarchés de Beauvais dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 février, les agriculteurs ont renouvelé l’opération, cette fois devant le Leclerc de Crèvecoeur-le-Grand, mais également devant Intermarché et Aldi à Grandvilliers. 

Une loi que les agriculteurs n’attendaient plus

En 2018, la loi Egalim “pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine” est promulguée. “Une loi que les agriculteurs n’attendaient plus“, nous confie Gwenaelle Desrumaux. Cette loi permet de garantir au producteur une rémunération juste en prenant notamment en compte les coûts de production. Or, selon les agriculteurs, les distributeurs ne respecteraient pas leurs engagements.

Les négociations commerciales se font entre industriels et distributeurs qui cherchent simplement à faire une baisse de prix. Le producteur devrait être payé en fonction du coût de revient, mais ils ne veulent pas le prendre en compte, dénonce la présidente des Jeunes Agriculteur de l’Oise. Il faut aussi qu’ils arrêtent de jouer sur le fait qu’ils travaillent avec des producteurs locaux alors qu’il n’existe que deux références dans le magasin, à côté des poulets qui viennent du Brésil et des tomates produites en Pologne.

Il faut que tout le monde joue le jeu

Une situation difficilement acceptable pour les agriculteurs dont certains ne peuvent même plus générer de salaire. “Même au sein de l’Europe, il y a des différences. Il faut que tout le monde joue le jeu et il faut surtout que l’État veille à ce que cette loi soit appliquée et prenne des sanctions rudes“, souligne Gwenaelle Desrumaux.

Au niveau départemental, les Jeunes Agriculteur de l’Oise réclament une table ronde afin de pouvoir discuter entre syndicats, distributeurs et industriels. “On est prêt à engager des partenariats, mais plus au profit des distributeurs“, annonce-t-elle.

Alors que les négociations commerciales se déroulent jusqu’au 1er mars, les agriculteurs comptent bien maintenir la pression en poursuivant leurs actions la semaine prochaine.

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