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Dans le Nord et le Pas-de-Calais, la campagne de vaccination avance à petits pas

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À l’image du reste du pays, le déploiement de la stratégie vaccinale dans le Nord et le Pas-de-Calais souffre de lenteur et du manque de consignes claires. Si la campagne se poursuit à l’Ehpad d’Hazebrouck, moins de 2% de ces établissements ont immunisé leurs résidents jusqu’ici.

Les départements du Nord et du Pas-de-Calais n’échappent pas aux accrocs de la stratégie vaccinale française. La lenteur opératoire et les directives confuses freinent une campagne qui a débuté officiellement le 28 décembre dans les Hauts-de-France, avec la vaccination de Gilberte, résidente de l’Ehpad de Bâteliers, à Lille.

Depuis, la vaccination se déploie à petits pas dans la région. Entre lundi 4 et mardi 5 janvier, une cinquantaine de résidents d’un Ehpad d’Hazebrouck doivent recevoir une dose du vaccin Pfizer. “Le méchant peut venir, souffle une des pensionnaires immunisée. Maintenant, je suis soulagée.”

Au sein de cet Ehpad, le personnel volontaire de plus de 50 ans pourra recevoir une piqûre. “S’il y a avait des doses non utilisées en fin de journée, on les proposera à des soignants plus jeunes qui souhaitent se faire vacciner”, explique Rémi Parsy, patricien hospitalier hygiéniste.

Moins de 2% des Ehpad vaccinés

Si cet Ehpad d’Hazebrouck est prêt à vacciner ses pensionnaires, ce n’est pas le cas de la plupart des établissements du Nord et du Pas-de-Calais, loin de là. Parmi les 403 Ehpad des deux départements, seul 7 recevront les doses cette semaine pour vacciner leurs résidents.

Au CHU de Lille, la vaccination des soignants, elle, a officiellement débuté lundi 4 janvier. Après 50 premières injections, 150 à 200 piqûres sont prévues dans la journée du 5 janvier pour les professionnels de plus de 50 ans ou ceux présentant des comorbidités. Parmi le personnel hospitalier, certains ne cachaient pas leur impatience : “On est très volontaire, même militante”, assure Catherine Roche Lestienne, responsable de service de l’hôpital Jeanne de Flandre, à Lille

Le flou des directives

La mise en oeuvre de cette campagne souffre de consignes claires. En ville, les professionnels de santé trépignent, à l’image de cet infirmier libéral qui attend les directives du gouvernement : “On sait comme vous qu’on a le droit de se faire vacciner, mais on ne sait pas où aller se faire vacciner, déplore Régis Ducatez, infirmier libéral. On doit pouvoir montrer l’exemple pour faire voir que la vaccination n’est pas un danger, mais au contraire une protection pour tout le monde.”

Selon nos informations, un premier centre de vaccination pour les professionnels de santé de plus de 50 ans devrait ouvrir ce mardi 5 janvier. Puis, dans les communes de Lille et Arras, des campagnes à destination des médecins se dérouleront le week-end des 9 et 10 janvier.

Le gouvernement veut “accélérer”

“Nous allons désormais amplifier, accélérer et simplifier notre stratégie vaccinale” contre le Covid-19, a déclaré Olivier Véran, mardi 5 janvier, sur RTL. L’exécutif prévoit notamment de permettre aux Français volontaires pour se faire vacciner de se signaler.

Le ministre de la Santé a également annoncé l’élargissement immédiat de la campagne de vaccination aux pompiers et aux aides à domicile de 50 ans et plus, ainsi que l’autorisation des injections pour les plus de 75 ans non-résidents d’Ehpad “avant la fin janvier”.

“Nous allons ouvrir dans les prochains jours une inscription possible pour les Français qui le souhaitent par internet, par téléphone sans doute, et pourquoi pas par l’application TousAntiCovid, pour que les Français qui souhaitent se faire vacciner puissent le faire savoir, s’inscrire et puissent prendre des rendez-vous”, a-t-il ajouté.

Xavier Bertrand demande “une mobilisation générale”

De son côté, Xavier Bertrand (LR), président de la Région Hauts-de-France, évoque sur France Inter, ce 5 janvier, la nécessité de faire appel aux acteurs locaux (maires, collectivités) pour propulser cette campagne : “Nous devons aller beaucoup plus vite : les collectivités locales sont disponibles pour ouvrir des centres de vaccination. Il nous faut davantage de vaccinateurs, appuyons nous sur les pharmaciens, infirmiers, étudiants en médecine si besoin. Il faut une mobilisation générale.”





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