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Crise sanitaire ou pas, le maire de Laigneville dans l’Oise ne tolère aucun dépôt sauvage de déchets dans sa commune



Avec la fermeture des déchèteries pour cause de crise sanitaire, les dépôts sauvages sont en recrudescence. Un phénomène qui n’effraye pas le moins du monde Christophe Dietrich. Depuis plusieurs années, le maire de Laigneville dans l’Oise, applique le « retour à l’envoyeur ». Une méthode qui a fait ses preuves et qui est toujours d’actualité.

Ce vendredi 5 juin, le « gagnant du jour » en a fait les frais. Il devra payer 868 euros pour avoir déposé ses détritus sur la voie publique devant les grilles de la déchetterie. Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, Christophe Dietrich fait un rappel à l’ordre.

« Ce n’est pas parce que la déchetterie est fermée que les gens doivent se comporter comme des porcs. Il n’y a pas d’autres mots. Depuis quelques jours, l’entrée de la déchetterie devient une déchetterie elle-même et le problème, c’est qu’au final, ça va être à la commune de ramasser les déchets de la déchetterie et lorsqu’on va vouloir les amener à la déchèterie, on va nous dire ‘pas plus de 2m3 par semaine’. C’est complètement ubuesque. Donc les choses vont être très simples. Cet après-midi, on a identifié un véhicule qui est venu déposer des déchets. Ce véhicule va prendre 68 euros d’amende + 800 euros de frais d’enlèvement parce que j’ai dû monopoliser du personnel et un camion pour venir récupérer ces déchets. Donc, il participera aux frais d’enlèvement ».

« Avis aux amateurs, on ne lâchera rien » 

C’est le troisième contrevenant en trois jours mais à chaque fois, la personne a été identifiée. Si celle de la vidéo a assumé son geste, le tarif n’en est pas moins le même. « La déchetterie est fermée, je l’entends bien mais ce n’est pas de mon fait, dit-il dans l’enregistrement. En attendant, on garde ses déchets chez soi. Avis aux amateurs, on ne lâchera rien« .  

« Le confinement a été compliqué pour tout le monde. On a tous travaillé chez nous. Moi, j’ai encore des déchets à la maison mais il faut que chacun contribue au fait que ça ne devienne pas un dépotoir autour de chez lui. C’est compliqué, explique le maire de Laigneville, parce que c’est une des plus petites déchetteries en terme de superficie au niveau du département, mais c’est une des plus grosses en terme de volume. Comme elle est en plein centre-ville, ils ne savent pas trop comment appliquer les précautions sanitaires sur la déchèterie qui a ce type de problématique ». 

Christophe Dietrich se veut rassurant. La réouverture de la déchetterie de Laigneville ne devrait être qu’une question de jours. Le président du SMDO, Philippe Marini, lui a confirmé qu’il en faisait une priorité. « Cela dit, ça ne répond pas aux besoins de la population. En plein printemps, tout le monde a travaillé pendant deux mois chez lui. Les déchetteries, c’est sur rendez-vous. Il faut amener un seul type de déchets. Des fois, il y a deux mois de délai, ça ne répond pas à ce que les gens attendent. Donc, on va avoir un été compliqué à ce niveau-là ».

« Le vrai problème de fond, c’est de réformer la filière du traitement des déchets » 

« On est passé de 4 à 5 dépôts sauvages par semaine en 2014, à 2 ou 3 par an, se réjouit l’élu. Entre le 8 janvier et jusque-là, je n’avais aucun déchet. La dernière vidéo, le 8 janvier, on avait ramené 15 tonnes et celle-là a allègrement tourné. Ça a servi d’acte pédagogique ».

Selon Christophe Dietrich, les coupables viennent toujours de l’extérieur « Les habitants de Laigneville ne s’amuseraient pas à faire ça et en plus, ils ont une certaine fierté de voir leur ville propre, entretenue et tenue ».

« Les dépôts sauvages continuent parce qu’aujourd’hui la loi protège ces personnes. Le vrai problème de fond, c’est de réformer la filière du traitement des déchets. Aujourd’hui, on ne fait pas de traitement de déchets, on fait de la valorisation. C’est très important le terme parce que qui dit valorisation dit qu’on fait de l’argent sur les déchets. Donc, quand les déchets ne sont pas valorisables, les déchetteries n’en veulent pas. Au final, des gens se retrouvent, alors qu’ils payent leurs impôts, avec des déchets non retraitables. Il y a un vrai problème sur la refonte totale de la filière de la déchetterie, c’est sûr ».



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