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Hauts-de-France

“ce n’est pas si catastrophique, on s’en sort plutôt pas mal”

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Du 11 au 13 septembre, se tenait la foire-expo de Beauvais. La seule autorisée jusqu’à présent dans le département de l’Oise pour cause d’épidémie de Covid-19. Un soulagement pour ses exposants. Mais à l’heure du bilan, force est de constater que le public cette année a été moins nombreux.

Vendredi 11 septembre, les exposants étaient de retour à Beauvais. Après avoir été annulée en mai dernier, l’Ellispace organisait la seule foire-expo autorisée pour le moment dans le département de l’Oise. 
 
Un retour synonyme de relance et d’espoir. À cause de l’épidémie de Covid-19, certains d’entre eux ont perdu plus de la moitié de leur chiffre d’affaire. “Depuis le 1er mars, puisque dans l’Oise on a été les premiers à être arrêtés économiquement, nous n’avons plus organisé de salon donc il faut imaginer que le chiffre d’affaire s’est écroulé complètement“, confie Cyril Lecomte, organisateur de la foire-expo. 

“Au niveau clientèle, ce n’est pas du tout la même”

Malheureusement, l’affluence était moindre cette année. Entre 6 et 7 000 visiteurs alors que l’événement en attire d’ordinaire 8 000 sur un week-end. 

Si pour certains exposants le bilan des ventes est satisfaisant, d’autres n’ont en revanche pas enregistré une seule commande. “Je me suis aperçu au niveau fréquentation et au niveau clientèle, ce n’est pas du tout la même. Est-ce que la Covid cette année y est pour quelque chose je ne sais pas, mais c’est fort en déclin par rapport aux années précédentes“, confie Philippe Pellet, fabricant et installateur de vérandas. 

 

Certains stands, qui faisaient auparavant le succès des foires, comme les dégustations-ventes sont aujourd’hui en chute. “C’est beaucoup moins élevé que les années précédentes, on a une perte de 40%”, affirme Thierry Quemener, vendeurs de vins. Et c’est encore pire du côté des associations sportives. “Les gens sont frileux, on a vraiment du mal à avoir des inscriptions, on propose donc des tarifs au trimestre et non plus à l’année“, explique Mélanie Thomas, professeur de danse de salon. 

Pourtant, avec les mesures sanitaires, les organisateurs pensaient que le bilan serait plus décevant. “Ce n’est pas si catastrophique, personnellement je ne m’attendais à rien vu le contexte de crise sanitaire que l’on connaît. Il s’avère que l’on s’en sort plutôt pas mal et peut-être mieux comparativement à certaines grosses foires de grandes métropoles. On est plutôt satisfait de cette édition“, souligne l’organisateur Cyril Lecomte. Pour lui, les foires ont encore toute leur place aujourd’hui. “On s’est aperçu avec le confinement que beaucoup de pratiques se sont développées sur le digital et le e.commerce, mais on constate que les personnes ont besoin de se rencontrer, d’échanger et d’interagir et c’est en ça que les foires ont totalement leur rôle.

 



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