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au Museum-aquarium, le baleineau géant de l’artiste Matthieu Dagorn attend la réouverture

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Ils ne savent pas quand ils vont pouvoir rouvrir. Mais les musées du Grand Nancy s’activent. Au Museum-aquarium, ce 19 février, le plasticien Matthieu Dagorn vient de terminer une installation monumentale. Une baleine faite de déchets plastiques qui attendra paisiblement le retour des visiteurs.

L’installation s’appelle “les abîmés de l’océan”: un baleineau de douze mètres de long et ses méduses entièrement réalisés avec des déchets. Elle flotte au plafond d’une salle entière du Museum-aquarium à Nancy dans une ambiance bleutée. Les spectateurs pourront s’installer dessous pour se plonger dans les grands fonds.

Le but c’était vraiment de faire immerger les spectateurs dans l’océan.

Matthieu Dagorn, artiste

En attente

Mais encore faut-il qu’il y ait des spectateurs. Si Matthieu Dagorn a mis la dernière touche ce vendredi 19 février 2021 à son installation monumentale, personne ne peut dire quand les musées pourront rouvrir. Alors ici, on travaille sur le principe de la méthode Coué. Le baleineau ne devrait pas prendre le large avant la fin de l’été.

Pas frustrant pour l’artiste parisien d’origine bretonne, membre du collectif “9ème concept “: “On a mis tellement tout en stand-bye. Au moins on travaille, on continue à faire des choses.”

Même optimisme pour Julien Pesce, le patron de l’association Le mur, spécialisée dans l’art urbain et partenaire de l’expo. Eux continuent à faire venir des artistes chaque mois pour peindre une fresque en plein air devant le centre commercial Saint-Sébastien. “Ici on peut faire des choses plus en volume. Il y a de plus en plus de street artistes qui explorent cette voie. Et surtout on a une place inespérée.”

Faire du beau avec des déchets

A l’instar du portugais Bordalo II, l’artiste de rue à la renommée mondiale, Matthieu Dagorn a travaillé avec des déchets.

Armature en bois et corps composé de bandes de plastiques qui s’entremêlent. Des chutes de panneaux publicitaires récupérés chez un imprimeur.
“Si ça peut permettre de délivrer un message de respect envers les océans”, explique-t-il. “Je fais beaucoup de paddle, de surf, de kayak et depuis plusieurs années, on voit vraiment les déchets s’accumuler”.

Dernière touche aux méduses de plastique.

© Anne-Laure Chery/francetv

Fermés mais hyperactifs

“Ils ne peuvent pas accueillir du public mais ils ne sont pas fermés !”, nuance Hocine Chabira, vice-président de la métropole en charge du développement du projet culturel.
“Les musées sont ouverts au public pour des visites virtuelles. Le museum-aquarium le fait déjà depuis quelques mois. Le jardin botanique a commencé hier. Et ça cartonne. Ça pourrait même devenir à l’avenir une offre pour les écoles hors de l’agglomération nancéienne. »

Maintenir les expositions c’est aussi important pour soutenir les artistes et qu’ils puissent continuer à créer et à avancer. 

Hocine Chabira, vice-président du Grand Nancy

Tout faire pour garder le lien avec le public. Près de 300 personnes ont suivi la dernière conférence virtuelle du Museum sur la sexualité des animaux. Ils se sont installés sur Twitch, le réseau social des fans de jeux vidéos. C’est bien plus de monde que n’en accueille d’habitude leur amphithéâtre.

En attendant une réouverture qu’ils espèrent fin mars, les musées nancéiens s’inventent des nouvelles façons de vulgariser les sciences.  

 





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