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arrestations de six néonazis qui planifiaient un attentat contre une loge maçonnique



Six personnes ont été interpellées mardi 4 mai dans le Bas-Rhin et dans le Doubs, elles sont soupçonnées d’avoir projeté un attentat contre une loge maçonnique. Elles font toutes partie d’un groupuscule néonazi. Trois d’entre elles sont présentées vendredi 7 mai à un juge d’instruction à Paris.

Les interpellations ont eu lieu mardi 4 mai, dans le Bas-Rhin et le Doubs, en tout six membres d’un groupuscule d’ultradroite ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu organiser un attentat contre une loge maçonnique en Moselle baptisé « projet Alsace ». Le projet ne semblait cependant pas imminent, selon une source proche du dossier citée par l’AFP.

Trois d’entre eux, deux hommes et une femme, âgés de 29 à 56 ans sont présentés vendredi 7 mai à un juge d’instruction à Paris, en vue d’une éventuelle mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Les deux hommes, âgés de 25 et 50 ans sont tous deux originaires du secteur d’Haguenau (Bas-Rhin). Ils ont été interpellés chez eux mardi 4 mai par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la sous-direction antiterroriste (SDAT) à la demande du parquet national antiterroriste (PNAT).

Après les premières constations et interrogatoires sur place, les équipes d’intervention sont reparties au siège du PNAT à Paris avec les gardés à vue, selon des sources syndicales policières.

Les trois autres ont été libérés sans poursuite.

Un groupuscule d’ultradroite nommé « Honneur et nation »

Le PNAT avait ouvert une enquête préliminaire en février 2021 sur les activités de ce groupuscule d’ultradroite nommé « Honneur et nation » et susceptible d’action violente. Les six néonazis ont pu être interpellés parce qu’ils ont échangé entre eux. Ils faisaient des recherches sur des explosifs et avaient effectués des repérages. Des armes ont aussi été saisies, notamment des couteaux et des munitions. Des écrits néonazis ont également été retrouvés lors des perquisitions.

Selon une source proche, certaines de ces personnes étaient en contact avec Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste français résidant en Malaisie. Ce dernier est soupçonné d’avoir contribué à l’organisation de l’enlèvement en avril de la petite Mia, retrouvée cinq jours plus tard. 

Plusieurs enquêtes antiterroristes liées à la mouvance de l’ultradroite sont en cours en France. En janvier, le coordonnateur national du renseignement Laurent Nuñez s’était inquiété d’une « montée en puissance des suprémacistes et du survivalisme« . Selon l’AFP, l’ultradroite représente 1.000 à 1.500 personnes en France, ce que M. Nuñez n’a pas démenti.

 

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