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Hauts-de-France

à Roubaix, un chorégraphe danse pour les pensionnaires d’un EHPAD

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Les résidents des EHPAD commencent à revivre. A Roubaix, les performances improvisées du chorégraphe du CCN (Centre chorégraphique national) les ont profondément ému. Un moment hors du temps pour ces personnes âgées, après un confinement éprouvant, sans contact avec le monde extérieur.

Des rires, des sourires, des regards émerveillés et des larmes. Les pensionnaires de l’EHPAD des Jardins du Vélodrome, à Roubaix, sont passés par toutes les émotions au cours de la danse improvisée de Sylvain Groud, danseur et directeur du centre chorégraphique national (CCN), accompagné par un accordéoniste de la Compagnie du Tire-Laine, ce mercredi 24 juin.

“C’était admirable, ça m’a très touché”, confie, émue, Lysiane Olivier, une résidente. Une autre pensionnaire a fondu en larmes à l’issue de la représentation. “On est trop souvent seuls”, regrette-t-elle. Un cri du coeur.

Le CCN fait une représentation à l’EHPAD de Roubaix

“Ça fait du bien de les voir émus”

Ces seniors, comme dans tous les EHPAD de France, ont été complètement coupés du monde extérieur pendant le confinement lié à la propagation du coronavirus Covid-19 : ils n’ont pas pu recevoir de visites de leurs proches et voyaient uniquement le personnal hospitalier, comme Laurence Cathelain, aide-soignante aux Jardins du Vélodrome. “C’est une bulle d’oxygène, on a vécu ça avec eux, ça fait du bien de les voir émus, ça fait ressortir les choses.”

Le Centre chorégraphique national propose ce spectacle “Between”, qui allie danse et musique, dans plusieurs EHPAD roubaisiens pendant deux semaines, en partenariat avec le centre hospitalier de Roubaix. Des chorégraphies proposées par Sylvain Groud, ravi de proposer cette parenthèse. “Pendant le confinement, il y a eu une profonde réflexion : ça sert à quoi de danser ? Quand je suis là avec eux, c’est une partie de la réponse, c’est être avec, c’est réaliser ensemble la force de la fragilité et de la sensibilité”, confie le directeur du Ballet du Nord.

“Je n’en ai rien à faire de la pathologie”

“C’est intense. Le fait que ce soit totalement improvisé, que le risque soit absolu pour nous deux (lui et le musicien), ça crée une intensité comme dans l’acte amoureux, on n’est plus que dédiés à ce qu’on est en train de vivre. C’est ce que peut ressentir le patient qui échappe à son quotidien et passe un temps singulier et différent. Il n’a plus qu’à se référer à ce qu’il ressent”, poursuit le chorégraphe, touché par la réaction des habitants de l’établissement hospitalier.

Pas question pour Sylvain Groud de les mettre dans des cases. “Je veux prendre ces individus comme tout individu. Danser à l’hôpital, c’est prendre la personne dans sa globalité comme tout individu, s’adresser à un humain. Je n’en ai rien à faire de la pathologie.” 

Pensionnaires, personnel soignant et artistes ont vécu un moment rare, hors du temps. “On est là pour offrir quelque chose, pour certains dénoncer, d’autres permettre, d’autres lâcher prise”, conclut Sylvain Groud. Un peu de légèreté et de poésie pour briser la monotonie et la routine. Une parenthèse enchantée.

Les trois autres dates de Sylvain Groud et de son spectacle, “Between”, à Roubaix
  • Vendredi 26 juin à 11 heures et 14 heures à la Résidence de La Fraternité
  • Mercredi 1er juillet à 11 heures et 14 heures à la Résidence Les Jardins du Vélodrome
  • Vendredi 3 juillet à 11 heures et 14 heures à la Résidence de la Fraternité



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