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Hauts-de-France

A Plailly, le parc Astérix profite du confinement pour se refaire une beauté en attendant sa réouverture

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Les allées du parc Astérix sont vides depuis maintenant deux mois et demi. Fermé depuis mi-mars, le parc d’attraction de Plailly dans l’Oise résonne des seuls bêlements des moutons et des cris des otaries. En apparochant de plus près, on entend quand même des bruits de manèges. 

Des menus travaux un peu partout

Bien que sans visiteurs, les opérations de maintenance restent obligatoires. Rails et machines ne peuvent pas rester immobiles. “Ça nous permet d’entendre s’il n’y a pas de souci particulier, explique Thomas Vallet, responsable maintenance des attractions.Comme tout système mécanique qui reste à l’arrêt, on peut avoir de mauvaises surprises si on ne les entretient pas régulièrement”.

Thomas Vallet est l’un des rares employés à encore travailler. 90% des 1200 salariés sont en effet au chômage partiel. Mais cela ne signifie pas qu’il n’y a rien à faire. Bien au contraire : “on profite qu’il n’y ait personne sur le parc pour faire des choses un peu partout”, raconte Laura Julien, la responsable du service peinture. Remettre un pavé en place, rafraîchir une façade, désherber, la fermeture du parc permet de donner quelques coups de pinceaux.

Le casse-tête de la distanciation physique

Car tout doit être prêt pour une réouverture rapide y compris les mesures de sécurité. Dans les manèges, des mannequins lestés remplacent les visiteurs pour tester les protocoles mis en place par le parc. Et le plus grand défi du parc Astérix n’est pas de savoir si les masques de protection restent en place dans les virages à 50 km/h, mais de gérer l’afflux de visiteurs lors de la réouverture.

En temps normal, l’été, le parc Astérix accueille jusqu’a 20 000 personnes par jour. Un casse-tête notamment dans les restaurants du parc où des place assises sont supprimées pour permettre à distanciation physique en salle et des marquages au sol sytématiquement installés dans les files d’attente.

Une décision gouvernementale qui se fait attendre

Avec toutes ces règles strictes, la capacité d’accueil du parc sera assurément divisée par deux. Un manque à gagner qui va venir s’ajouter aux pertes colossales enregistrées depuis le début du confinement. “Chaque jour, c’est entre 500 000 euros et un million d’euros de chiffre d’affaires perdu pour les jours d’ouverture, déplore Guy Vassel, le directeur général adjoint du parc. Si la crise devait durer notamment durant la période d’été, ce serait compliqué parce que ce sont des sommes importantes”. Et cela d’autant plus que le parc misait beaucoup sur l’augmentation de sa capacité hôtellière avec l’ouverture prévue le 4 avril d’un hôtel 4 étoiles de 150 chambres, le Lutèce. Sa construction a coûé 30 millions d’euros.
 
Le parc Astérix espère rouvrir début juin. Et la colère commence à gronder dans la profession. Lors du comité interministériel du 14 mai consacré au tourisme, le gouvernement a classé les parcs d’attractions dans la catégorie “rassemblements et festivals”, selon Arnaud Seclet, le président du Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels (SNEALC). Les directeurs des parcs d’attractions français pensaient pouvoir, avec le déconfinement, avoir des mêmes droits que les parcs animaliers, autorisés eux à rouvrir dans la plupart des départements, sous réserve de l’approbation par les services de la préfecture d’un protocole sanitaire, même en zone rouge.
 Mais pour le moment, aucune garantie quant une réouverture avant l’été ne leur a été donnée.
 



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