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À Amiens, il ouvre son bar le 2 juin à 00h01



« On ne sera ouvert qu’une heure parce qu’à Amiens, les bars et les restos doivent fermer à une heure du matin. On ne peut pas ouvrir plus longtemps. C’est juste histoire de profiter avec nos clients de cette liberté retrouvée dès la première minute!  » 

Jonathan Fourdrinier est le patron d’un bar situé à Saint Leu, le quartier festif d’Amiens. Mardi 2 juin, comme tous les bars et restaurants de France, il va pouvoir rouvrir son établissement. Et il a décidé de le faire le jour même, à 00h01. Une façon aussi de tester les règles sanitaires mises en place pour la réouverture.
 

Les clients devront avoir réservé l’une des 48 places assises que compte le bar. « Nos tables sont déjà espacées d’1m20 à la base donc, la distanciation physique n’a pas changé grand chose pour nous. On a ajouté deux tables sur la piste de danse pour ne pas laisser un espace vide qui serait propice au rassemblement, explique Jonathan. Le port du masque est obligatoire. Les tabourets ont été enlevés du comptoir et pour les commandes il y a ira un bloc note avec un stylo sur les tables pour que les clients les écrivent eux-mêmes. On a enlevé les cartes : tout écrit sur des ardoises. »

Masque obligatoire

Pour cette première heure d’ouverture, Jonathan assurera le service avec son associé, « avec un masque et des gants. Quand les salariés reviendront mardi soir, ils auront aussi un masque et des gants ». Pour les toilettes, un spray désinfectant et des gants sont mis à disposition: « c’est un vrai problème. On se disait qu’on mettrait des lingettes mais ce n’est pas très écologique que les gens les jettent dans les WC. »

L’agent de sécurité sera chargé de vérifier les réservations et le port du masque. « J’en ai encore quelques-uns. Dans quelques jours, j’en aurai avec le logo du bar fabriqué par une entreprise locale. Les clients qui n’en auront pas en venant pourront l’acheter à 5 euros. Lavable et réutilisable ». Il veillera également à ce que les fumeurs ne se rassemblent pas trop à l’extérieur : « on va être vigilants là-dessus. La règle, c’est pas plus de 8 et en retrait du bar »

Pour la suite, Jonathan va laisser le système de réservation en place pour 50% de l’établissement. Une réouverture qu’il attendait avec impatience depuis le 14 mars : « on est ravis. Ce qui va nous manquer, c’est l’ambiance puisqu’on est un bar d’ambiance ! Mais on mettra quand même de la musique dès 00h01 mardi ! On va juste limiter les risques que les gens se lèvent pour danser avec une playlist qui ne donne pas forcément envie de se lever ! » 

« L’été sera compliqué »

L’initiative a été bien reçue : 42 réservations ont été enregistrées. Peut-être parce que Jonathan a fait en sorte de garder le contact avec sa clientèle. Il a pour cela mis en place un « cocktail drive » pendant le confinement : « ça n’a pas particulièrement bien marché, avoue-t-il. Mais ça nous a permis d’avoir toujours un lien avec nos clients et d’en avoir quelques nouveaux. Je n’ai pas fait le compte mais ça doit tout juste payer le loyer. »

Ouvert en décembre 2019, le bar de Jonathan devrait pouvoir résister à la crise économique causée par le confinement. « On a perdu énormément en chiffre d’affaire, confie-t-il. Heureusement que notre assurance nous a versé 10 000 euros par solidarité et que nos propriétaires nous ont offert un mois de loyer. La chance, c’est qu’on avait une bonne trésorerie avant le confinement. Mais l’été va être compliqué : les étudiants sont partis. Les gens d’ici vont vouloir prendre l’air ailleurs et vont partir. On s’attend à perdre 30 à 40% de notre chiffre d’affaire. »
 



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