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400 essences d’arbres de tous les continents désormais accessibles au public à l’Arboretum d’Amance


Il est désormais ouvert au public. L’arboretum d’Amance appartient à l’Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Il était utilisé par les forestiers, chercheurs, les étudiants et par le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE).

L’arboretum d’Amance à Champenoux, à l’est de Nancy, est désormais ouvert au public, tous les jours, en cet automne 2021. Ce n’était pas le cas jusque-là.

Il s’agit d’un patrimoine unique dans le Grand Est. Il compte près de 400 espèces d’arbres différentes, de grandes zones tempérées du globe. Les séquoias géants d’Amérique sont un peu les vedettes du lieu. Avec une hauteur de 45 mètres, ils en imposent. À leur pied, on se sent lilliputien. Ils sont là depuis 120 ans et peuvent vivre jusqu’à 2.000 ans.

L’un d’eux, tombé pendant la tempête de 1999, a été volontairement laissé au sol pour marquer les esprits.

Les séquoias géants

© CPIE/INRAE

Un peu plus loin, la Parrotie de Perse, un arbre qu’on dirait tout droit sorti d’un défilé militaire. C’est un médecin naturaliste allemand, Friedrich Parrot (1792-1841), qui en 1829 le découvre lors d’un voyage en Turquie, près de la frontière iranienne.

Parrotie de Perse

Parrotie de Perse

© CPIE/INRAE

Le temps d’un chemin et nous voilà en Asie, avec le métaséquoia de Chine. Plus étonnant encore, Gleditsia japonica, ou Févier du Japon. Il a la particularité de présenter sur le tronc et les branches des épines très acérées. Le rôle de ces épines, qui font quand même jusqu’à sept ou huit centimètres, est de les protéger contre les animaux qui consomment notamment les jeunes pousses. 

Cyril Galley, directeur du CPIE nous explique : « Comme de nombreuses légumineuses ligneuses, elles ont un rôle de protection contre l’abroutissement par les herbivores. Le robinier faux acacia fait aussi partie de cette grande famille« .

Févier du Japon

Févier du Japon

© Louise Klethi / FTV

Ouvert à tous

Chacun pourra donc désormais parcourir les allées de l’Arboretum pour un petit tour du monde, des arbres.

L’Inrae et le CPiE souhaitent partager ce lieu avec un large public comme nous l’explique Cyril Galley : « Le public pourra s’approprier les lieux en toute saison. Vous avez ici en automne des couleurs assez extraordinaires avec des essences d’un peu partout des feuillus, des conifères. L’idée est aussi qu’à travers les supports pédagogiques que l’on va pouvoir produire au fil des années, on pourra apporter des informations supplémentaires sur la forêt, les arbres, quelle est l’importance de travailler à ces questions avec les chercheurs de l’Inrae par exemple. »

Il y aura des expérimentations, des ateliers d’artistes.

Cyril Galley, directeur du CPIE de Champenoux

« Au CPIE, on s’en sert depuis 25 ans. C’est un endroit qui se veut ouvert. Il y aura des expérimentations, des ateliers d’artistes. Si des personnes ou des groupes ont des projets et qu’ils souhaitent utiliser l’arboretum, c’est parfait.« 

Une partie de l’arboretum présente justement certains de ces arbres qui ont inspiré les artistes de l’École de Nancy. D’ailleurs un ouvrage « D’arbre en art » existe, disponible auprès du CPIE. 


© CPIE/INRAE

Vocation scientifique, pédagogique et forestière

Au départ, l’arboretum était un endroit pour les forestiers et les scientifiques.

 » En 1900, il y a 120 ans, date de la création de l’arboretum, il s’agissait de tester les essences qui pouvaient être utilisées en reboisement dans l’est de la France. L’arboretum a aussi une vocation pédagogique. Les étudiants, de l’École Nationale des eaux et forêts (à l’époque) venaient se former ici à la dendrologie, la reconnaissance des essences. Au fur et à mesure, les travaux de la recherche forestière, les scientifiques de l’Inra (devenue Inrae), quand ils se sont installés en 1964, ont utilisé l’arboretum. Ils ont travaillé sur la transpiration du sapin, la qualité de certains bois… Ils ont aussi travaillé sur la maladie de l’Orme« , nous explique Cyril Galley.

D’abord appelé « Arboretum de la Voivre », puis, dès 1901, « Arboretum du Fays » en raison de nom du canton, riche en hêtres de la forêt domaniale où il a été installé, il sera ensuite appelé « Arboretum de l’École Nationale des Eaux et Forêts » nous rappelle le site de l’Inrae qui évoque l’histoire de cet espace sur une page de son site internet. 

Vocation de conservation

« L’Intérêt des arboretums est d’avoir des espèces identifiées et vivantes et de garder, ainsi, leur potentiel génétique, en particulier si elles sont menacées ou en voie d’extinction. C’est le cas d’un bon nombre d’espèces que nous avons ici, qui sont inscrites sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature),comme le sapin d’Algérie et d’autres« . 

L’aboretum d’Amance est ouvert tous les jours de 8h à 20h en été et de 8h à 18h en hiver. Des visites historiques et botaniques peuvent être organisées pour les groupes, sur demande au CPIE.

 

 



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